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    Le Père Noël est décidément une ordure.

    Ce matin, à 1h45, James Brown s'en est allé.
    C'est toujours une douleur traumatisante lorsque l'on apprend la disparition d'un artiste marquant de la musique populaire contemporaine (tous styles confondus) et nul doute qu'avec celui qui se faisait appeler God father of Soul (littéralement le Parrain de la soul) c'est à un grand, voir à un très grand même auquel on a affaire ici.

    Nous ne sommes pas prêts d'oublier les vocalises, les pas de danses et les rythmiques endiablées de cet immense showman qu'était James Brown, artiste génial qui clâmait au milieu des années soixante "Say it loud : I'm black and i'm proud".

    Good bye Mr Dynamite (un de ses nombreux surnoms) et rendons hommage à cette véritable légende de la musique afro-américaine qui s'en est allé à l'âge de 73 ans.


    Merci pour tout!







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    Un passage éclair pour vous dire que des titres du second album (à venir le 29 janvier prochain et intitulé Some loud thunder) des sautillants new-yorkais de Clap Your Hands Say yeah sont déjà en écoute sur leur myspace.

    N'hésitez donc pas à vous rendre sur cette page ou sur leur site officiel à la rubrique mp3 pour vous faire une idée sur ce qui sera à n'en pas douter un des disques les plus coûrus de 2007.
    And say yeah !


    www.clapyourhandssayyeah.com

    www.myspace.com/clapyourhandssayyeah


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    C'est avec une bien triste nouvelle que je reviens vers vous par le biais de ce blog.

    En effet, les filles canadiennes de The Organ (combo féminin dont j'ai déjà parlé ici) ont informé leurs fans de leur intention de se séparer et de mettre fin ainsi à leur activité en tant que groupe.

    Pas de raison particulière invoquée pour justifier cette décision pour le moins suprenante, mais un simple communiqué diffusé dimanche sur leur site officiel informant le public de leur décision.
    Nul doute que cette nouvelle décevra nombre qui, comme moi, attendaient avec impatience le successeur de "Grab that gun", premier opus remarquable et mélancolique à souhait qui sonnait comme un mélange de Smiths et d'Interpol. tendu et romantique à la fois sombre et minimaliste aussi.

    Que ceci ne nous empêche pas cependant de passer des fêtes de fin d'année que je vous souhaite à toutes et tous excellentes en réécoutant pourquoi pas les disques qui vous ont marqué récemment ou bien tout simplement vos albums de chevet afin de préparer tranquillement l'année qui vient qui s'annonce riche en évènements et sensations musicales de toutes sortes

    Joyeuse Fêtes à toutes et tous et rendez-vous en 2007 pour de nouvelles aventures indie rock !!!


    My Best Rock





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    N'en déplaise à nos amis anglais, c'est bien du côté ouest de l'atlantique qu'il faut chercher pour trouver les groupes les plus excitants de ce début de vingt-et-unième siècle.
    Et même plus particulièrement du côté de New-York véritable pépinière d'où sont sortis Clap your hand say yeah, Strokes, Liars, Interpol, Yeah Yeah Yeahs sans oublier les toujours verts Sonic Youth.
    Parmi ceux-là, il y en a un pas encore très connu par chez nous : The Walkmen, quintet new-yorkais qui vient de sortir son troisième album intitulé «A hundred miles off ».
    J'ai découvert les Walkmen en écoutant pour la première fois « The rat » titre extrait de leur second album «Bows and arrows » qui s'imposa immédiatement comme une référence, un de ces morceau qui entre directement dans votre esprit pour ne plus en ressortir.
    J'ai été en particulier frappé par la ferveur et la flamme incandescente qui se dégageait de ce single brûlé par tous les bouts, sorte de cavalcade effrénée vers une abîme indépassable ou, peut être tout simplement, le vide.
    L'écoute du reste de l'album a fini de me convaincre que ce groupe avait quelque chose en plus que la majorité des groupes en The comme eux, un supplément d'âme, un style bien à eux et une fièvre brûlante qui jamais ne diminue.
    Leur troisième effort « Hundred miles off »,tout juste sorti chez nous confirme tout le bien que je pensais de ce groupe vraiment pas comme les autres.
    A classer au départ à côté des groupes de new wave américaine comme Calla, I love you but i've chosen darkness Interpol etc, The Walkmen s'en démarque cette fois-ci par un coup d' oeil très net du côté de la musique folk américaine et tout particulièrement du mythe Dylan.
    En mixant superbement ambiances cold et new-wave avec mélodies et harmonies folk, le troisième opus des Walkmen réalise un mélange unique, savoureux plein de surprises et de charme, à côté duquel il serait dommage de passer.
    Définir la musique et l'univers de ces américains, reviendrait à commettre un odieux
    blasphème, tant ce serait le réduire à ce qu'elle n'est pas, une recette, voir une formule tout faite.
    L'univers des Walkmen, c'est bien autre chose.
    La musique de ces marcheurs se ressent d'ailleurs plus qu'elles ne s'analyse ou ne se dissèque.
    Tour à tour cold ou new-wave, rock déglinguée, punk chaotique ou folk sans âge, elles elle est à la fois intense et atmosphérique, énergique et bouleversante, romantique et même tragique parfois.
    Emmenées par des guitares brutes et héroïques et une voix qui évoque le timbre éraillé de Alec Onworth de CYHSY, les chansons des Walkmen vous prennent incidieusement par la main pour ne plus vous lâcher jusqu'au bout de la nuit..
    Le chant écorché et toujours à la limite du chanteur Hamilton Leithauser, la batterie complètement mise en avant, le son global qui donne l'impression que le disque a été enregistré dans une cave abandonnée depuis des lustres... tout ceci fait de ce groupe un combo à part, au style inimitable et immédiatement reconnaissable.
    A l'ère des hypes et du formatage triomphants, il est à la fois rassurant et très réjouissant de pouvoir écouter un jeune groupe new-yorkais qui n'a que faire des dernières tendances en vogue et au contraire les substituent par une foi à toute épreuve en ce qu'ils sont et une précieuse authenticité qui est tout à leur honneur.

    www.marcata.net/walkmen
    www.myspace.com/thewalkmen


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  • Personne sensibles s'abstenir!
    Telle pourrait être la consigne accompagnant l'écoute de The Eraser, premier album solo tourmenté et bouleversant de Thom Yorke le chanteur de Radiohead.
    Lorsque le leader (et accessoirement tête pensante) du groupe le plus acclamé de son époque sort son premier disque en solo, c'est logiquement avec un a-priori positif qu'on tend une oreille attentive en sa direction.

    Il n'est pas utile de rappeler la crédibilité qui entoure Radiohead et son chanteur Thom Yorke depuis l'album Ok Computer qui fit entrer les anglais dans la cour des très grands puis après le virage radical pris avec les opus « Kid A » et son suivant immédiat « Amnesiac » qui ont définitivement consacré Radiohead comme le groupe le plus influent de son époque.
    Depuis la sortie de ces deux disques qualifiés d'expérimentaux on le sait il y a chez les anglais deux versants qui cohabitent : un versant pop à guitares (très présente dans les trois premiers albums du groupe) et un versant plus expérimental à forte tendance electro incarnée par le surdoué Johnny Greenwood et le chanteur, devenu anti-héros par excellence, Thom Yorke.

    Depuis des années, celui-ci avait donc accumulé des idées et des bribes morceaux dont il savait qu'ils ne pourraient jamais trouver place sur un album futur de Radiohead. Plus qu'un véritable disque en tant que tel, The Eraser (littéralement l'effaceur) est donc le produit compilé de cette activité en marge du groupe et de tous ces « accidents sonores » comme le dit son auteur.

    Effacer de son cerveau les pensées et peurs qui le ou nous traversent, ça pourrait bien être le sens de cette nouvelle entreprise du chanteur de Radiohead.
    Enregistré avec l'aide du fidèle Nigel Godrich, on y retrouve le Thom Yorke de Kid A et Amnesiac, à savoir musicalement majoritairement electro et vocalement plaintif et exceptionnel.

    La chanson éponyme qui ouvre l'album donne le ton : minimalisme ambiant (un piano bancal sur des beats electro), très peu d'instruments et une voix inimitable, celle de Thom Yorke, par dessus. C'est peu sans doute mais ça suffit pour installer un climat à la fois étrange et inquiétant qui ne se démentira jamais tout au long des neuf titres (trop peu) qui composent ce disque. On entre définitivement dans ce monde chatotique avec Analyse, second titre où une ligne mélodique claire et lumineuse vient s'ajouter à des climats élctroniques plutôit sombres.

    on reconnaît déjà bien là le style de Thom Yorke et du Radiohead des trois derniers albums.
    Alternant morceaux accessibles presques pop (si tenté que ce qualificatif s'applique pour ce disque là) et titres plus experimentaux, The eraser est un album à la fois intense et très homogène dont les voies difficilement pénétrables ne se révèlent qu'après de nombreuses écoutes.
    La jaquette sur laquelle où aperçoit un mage tenter de repousser les forces du Mal menaçantes pourrait bien résumer l'état d'esprit dans lequel son auteur se trouvait au moment de l'écriture du disque. On sait Thom Yorke très concerné par tous les problèmes que peut recontrer l'humanité et nul doute que les problèmes de polluution de notre planète où les question politiques doivent être une source intarrissable à la fois d'angoisse et d'inspiration pour ce chanteur torturé qu'est le leader de Radiohead.


    Tour à tour oppressantes, envoûtantes ou au contraire invitant à la rêverie, ce court effort en solo de Thom Yorke nous emmène dans un monde effrayant où l'on finit par ne plus savoir qui de l'homme où de la machine domine.
    De ce magma toujours en fusion émergent certains titres plus comme ce Black Swan au riff proche du I might me wrong de Amnesiac, le somptueux Atoms for peace, mélange de Boards of Canada et de post rock à la Mogwaï ou encore le désespéré « Cymbal rush » qui n'est pas sans rappeler certains titres des derniers disques de Radiohead (on croit même reconnaître la batterie de Phil Selway sur la fin).

    Et puis il y a la voix...
    Sur ce The Eraser, Thom Yorke n'a peut être jamais aussi bien chanté, son chant toujours aussi mélancolique et envoûtant a gangné en justesse et en sobriété. Il vient apporter la nécessaire touche d'humanité et de chaleur à un ensemble musical froid et oppressant de prîme abord.
    Car c'est précisement dans dans cette dualité permanente entre chaleur et froideur, entre luminosité vocale et ténèbres musicales que réside le miracle de The Eraser.

    Un bémol cependant : la durée trop courte (neuf titres seulement) de ce premier opus en solo du chanteur de Radiohead qui devra la prochaîne fois faire peut être davantage pour se hisser à la hauteur (très élevée il est vrai) du groupe dont il est à la fois le cerveau et le chanteur

    On ne sait encore à quoi ressemblera le prochain disque de Radiohead, mais nul doute qu'avec avec cette escapade en solo, Thom Yorke son leader aura réalisé les fantasmes qu'il se refusait avec son groupe et se sera débarassé de bien des obsessions.
    Pour le bien de tous?


    Titres recommandés : Analyse, Black Swan, Atoms for Peace, Harrodown Hill, Cymbal Rush

    www.the eraser.net


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