•                        Le retour de FLEET FOXES  

     

     

    Mykonos, ça vous dit quelque chose ?

    Charmante ile grecque située au nord de l’archipel des Cyclades, très prisée des touristes .

    Si pour ces derniers, ce nom rappelle une destination préférentielle de vacances, pour nous autres amateurs de musique, il  évoque un des premiers morceaux avec lesquels nous avons croisés les Fleet Foxes

    Printemps 2008, un quintet sorti de nulle part (Seattle)déboule sur la scène indé avec un premier Ep intitulé » Sun Giant. Cinq titres d’un folk porté par des chœurs et des harmonies à se faire pâmer Jason Lyttle. Une bouffée de fraicheur et un vent de changement .

    Un Ep qui annonçait le plat de résistance sous la forme d’un premier album éponyme paru en juin  de la même année. Un disque imposant ( de ceux que l’on dit grands).

    Un opus que l’on doit au génie mélodique de son chanteur Sam Pecknold. Un type assez incroyable, sorte de barde des années 2000 capable d’écrire des chansons qui tutoient les maitres Cat Stevens et autres Neil Young.

    A peine plus de trois ans plus tard, les renards flottants sont de retour avec Helplessness Blues, brillante suite à leur premier effort encensé par la presse musicale.

    Six ans se sont donc écoulés entre la sortie de ce second volet et le petit dernier publié il ya quelques semaines qui répond au titre de Crack-Up.

    Six années durant lesquelles la bande à Sam Pecknold a beaucoup tourné, écumé les festivals au point d’en éreinter son batteur Josh Tillman parti en 2011 afin de se lancer dans une aventure solo.

    Juin 2017, sort Crack-up le troisième effort des renards.

    Après une courte introduction, l'album démarre sur les chapeaux de roue avec « I am all that i Need » (je vous fais grâce du titre entier) excellente mise en bouche.

    Bon retour chez nous Pecknold and Co. Tout y est. Voix et arrangements ciselés, chœurs pastoraux et refrains célestes.

    « Cassius » ne modifie pas cette donne. A ceci près que le groupe a ajouté de nouveaux instruments (violons, hautbois) qui conférent à son folk baroque une touche de musique de chambre.

    Ce soin particulier apporté aux textures et aux arrangements sera la marque de fabrique de ce disque.

    « -Naiads, Cassadies » enfonce le clou de ces atmosphères délicates avec un titre aux accents du Floyd de la belle époque.

    « Kept Woman » ballade jouée au piano est d’une sobriété et d’une perfection mélodique exemplaires. Titre de l’année ? Peut être.

    Sur « Third of May », le défaut d’inspiration se fait quelque peu sentir, les renards ayant tendance à reproduire les recettes de leurs albums précédents. Un poil long (plus de huit minutes) et indigeste.

    « If you need to, Keep time on Me “ est un de ces petits bijoux dont Pecknold a le secret. Un titre court contrastant avec la longue loghorée précédente. Pas un tube non mais un titre évident. Lumineux.   

    L’ennui semble poindre au contraire sur « Mearcstapa » qui ne décolle jamais malgré une construction audacieuse.

    « »On another Ocean » redresse immédiatement la barre avec une composition étonnante qui lorgne du coté d’Arcade Fire et de ses constructions en tiroirs. Déroutant.

    « Fools’Errand »  un des premiers titres dévoilés  est du FF sans surprise sur lequel Pecknold s’en donne à cœur-joie. Correct sans plus.

    Sur « I should see Memphis »  Pecknold renoue avec sa fibre inspiratrice et délivre un des plus beaux titres de cet opus. 

    L’album s’achève avec le titre éponyme, morceau imparable de plus de six minutes.

    En optant pour la continuité, Fleet Foxes signe avec cet opus un beau retour.

    En ayant conservé son ADN, Crack-up s’inscrit dans la droite lignée des deux opus précédents.

    Au tour d'Arcade Fire et de The National de faire mieux.

     

     

     

     


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     Rock bouillonnant!

     

     

     

     

     


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          Deux covers plutôt audacieuses et plutôt réussies non?

     

     

     

     

     


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