• Kaléo, vous connaissez?

                                 

     

    Nom : Kaléo

    Nationalité : Islandaise 

    Genre: Pop/Rock/ Blues

     

    And way down we go...

    Les amateurs de son pop/rock ont forcément entendu et sans doute apprécié (ou pas) ce titre tubesque diffusé en boucle (jusqu'à épuisement) sur toutes les radios.

    Il est l'oeuvre non pas d'un chanteur (comme votre serviteur l'imaginait) mais d'un jeune groupe répondant au nom de Kaléo originaire d'Islande.

    Un patronyme court, qu'on retient aisément contrastant de manière singulière avec les habituels patronymes à consonnance scandinaves que nous envoit régulièrement nos amis vikings.

    Ses membres actuels sont Jökull Júlíusson (voix et guitare), Davíð Antonsson (percussions et voix), Daníel Ægir Kristjánsson (basse), et Rubin Pollock (guitare et voix).

    Formé en 2012, ce jeune quartet a rapidement attiré l'attention des maisons de disques notamment avec son single "All The Pretty Girls" qui a dépassé les 23 millions d'écoutes sur Spotify.

    Porté par la voix rauque aux accents lointains du regretté Joe Cocker (ou de Jim Morrison de la dernière époque) de son chanteur, Kaléo joue un rock teinté de blues de ce quatuor qui retient l'attention par sa fraicheur et son énergie communicative.

    Sortes de Black Keys ou de Royal Blood à la sauce fjörd, ce groupe s'est très vite imposé comme une des révélations de ce ces derniers mois.

    Malgré leur très jeune âge, ces quatre islandais font preuve d'une maturité étonnante.

    Leur premier album  A/B paru en fin d'année dernière est une belle réussite. 

    10 titres alternant entre ballades racées et morceaux au tempo plus rapide qui s'écoutent d'une traite.

    Ces garçons venus du grand Nord sont donc capables de composer des morceaux fédérateurs tels que les singles "No Good" ou "All the Pretty Girls" comme des titres plus personnels tels que "Vor" (reprise d'une chanson traditionnelle islandaise) ou l'intimiste et très Led Zep "I Can't Go On without You" qui clot le disque.

    Aussi à l'aise dans le son rock seventies que dans la ballade folkeuse ou  bluesy, l'éclectisme de Kaléo impressionne.

    Avec sa fougue et sa fraicheur toute juvénile, ce nouveau venu dynamite les codes du pop/rock avec l'insouciance qui fut celle il y a quelques années des Kings Of Leon ou chez nous de Yodelice (auquel le timbre grave du chanteur fait penser).

    Une référence dont les connaisseurs et les amateurs savent ce qu'elle est devenue au fil des albums.

    Gageons qu'avec un succès aussi fulgurant, ce jeune groupe éprouvera sans doute des difficultés pour résister au phénomène d'embourgeoisement qui généralement est l'écueil sur lequel ces formations gagnées par une popularité lourde à assumer s'échouent.

    Qu'importe.

    En 2017, Kaléo c'est bon. Profitons. 

                      

     

                         

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Evidence
    Vendredi 8 Septembre à 03:53
    On ne peut résiste à Kaleo. A/B, un album qu'on écoute en boucle sans se lasser. Merci pour cet article qui nous en apprend un peu plus sur ce groupe et qui est très bien écrit.
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