Peut-on vivre sans The National ?
Oui, bien évidemment mais moins bien et sans doute avec de moins belles émotions
"Admirable", "élégant","impeccable"... les superlatifs pleuvent depuis plusieurs années sur ce groupe américain (qualifié même parfois de "meilleur groupe du monde") pour le moment encore un peu réservé aux connaisseurs
Méfiance, méfiance se dit alors MBPR devant tant d'unanimité
Et pourtant, il faut se rendre à l'évidence, cette formation est un petit miracle
Loin des modes, des questions de tenue vestimentaire et de mèche de cheveux, Matt Berninger et sa bande imposent leur style musical sans faille et leur sens de la mélodie crève-coeur
Après un superbe Boxer paru en 2007, le groupe américain réédite son coup avec High violet, leur quatrième opus paru lundi dernier
Onze titres classieux, magnifiquement écrits (et bien produits par Peter Kalis)
Après un premier titre un peu en dessous (tout est relatif), l'album prend petit à petit son rythme de croisière et finit par nous emporter complètement
"Anyoneghost" nous en met d'abord un sacré coup sur la cafetière avant qu'un peu plus tard "Afraid of everyone" ou "Runaway" nous achèvent complètement
L'univers romantico-mélancolique de The National se dévoile au fil des chansons...
Apparait alors ce qui est selon moi leur plus grand mérite, cette manière singulière qu'ils ont d'évoluer constamment sur un fil, suspendus quelque part entre indie rock et mainstream, sans sombrer jamais dans l'emphase (U2), la grandiloquence (Muse) ou la pop fédératrice à la Coldplay (dont ils se rapprochent par certains côtés)
C'est sans doute ça ce que l'on appelle le talent
PS : attention, après avoir atteint des sommets mélodiques, le groupe ne pourra que redescendre
A bons entendeurs...