ll y a quelques semaines est paru The Wow ! Signal, le nouvel album de Muse.
L’air de rien (ou de tout) c’est déjà le dixième opus pour le groupe du chanteur Matthew Bellamy et de ses deux autres acolytes Dominic Howard (batterie) et Chris Wolstenholme (basse).
Muse et MBPR c’est un peu comme un je t’aime (moi non plus) version pop/rock.
S’il y a bien chez votre serviteur un désir bien ancré de trouver bonheur avec cette formation dont la renommée mondiale (et non mon cher Matthew, Muse n’a pas encore conquis un autre univers que le notre) n’est plus à faire, le résultat est hélas souvent bien moins satisfaisant que souhaité.
Oh, bien sûr, MBPR n’est pas,sans avoir succombé aux dantesques chevauchées sonores de Bellamy via ses premiers essais à la fin des années quatre-vingt dix et ses tubes planétaire. De « Uno » à « Super Massive Blackhole » en passant par « Starlight » « Madness » ou « Psycho », les riffs percutants et les délires grandiloquents de l’ami Matthew font parti de mon patrimoine personnel.
Alors lorsque nous parvient, venu tout droit de l’esprit ultra créatif de ce musicien génial, un nouveau disque, il fait comme beaucoup de fans, il se rend sur sa plateforme de streaming audio chérie et il appuie frénétiquement sur la touche Play de son Smartphone.
Sur ce dixième opus, Matthew nous conte l’histoire mystérieuse d’un signal inexpliqué venu dans l’espace et capté en 1977. Nous ne sommes pas sans ignorer l’appétence et la curiosité du chanteur de Muse pour les histoires à connotation spatialo-cosmique. Ce nouvel album n’y coupe donc pas.
Ca démarre avec « The Dark Forest » un titre épique, sorte de cavalcade sonore aux accents orientaux qui n’est pas sans rappeler la bande originale de Mars Attacks de Tim Burton et les atmosphères décadentes et sombres de Will Of The People, leur précédent album paru il y a quatre ans déjà. Nous voilà prévenu, avec ce nouveau volet, le leader de Muse n'a visiblement pas prévu de se la jouer discret.
« Nightshft Superstar » le titre qui suit a tout du tube évident. Du Muse, addictif et accrocheur comme on l’aime, parfaitement calibré pour les ondes, celui qu'on écoutera à fond dans son casque ou en bagnole. LE single du disque.
Hélas (trois fois), la suite n’est pas vraiment de cet acabit. Pas du tout même.
« Shimmering Stars », titre larmoyant qui évoque Linkin Park et « Be with you » qui suivent sont autant de titres bouffis de grandiloquence.
On ressort harassé par ce déluge d’effets sonores sans véritable direction.
Sur « Hexagons » on croirait entendre un mauvais Smashing Pumpkins, une autre formation qui n’hésite pas à inclure des sonoritéss heavy-Metal dans son rock grunge, avec un résultat pas toujours du meilleur goût.
Sur « The Sickness You and I », Bellamy nous a pondu un bon gros riff de metalleux dont il a le secret. Ça envoit du bois.
On ne pourra lui enlever son audace au Matthew. Balancer un morceau au style aussi pop que l’intégrale de Pantera , il fallait oser. Mais non, Michel, je n’ai pas sous-entendu qu’il n’y avait que les cons …
Avec « Cryogen » Muse s'auto-cite. Et on se croirait revenu au bon vieux temps, celui d’Origins of Simmetry, le second opus de la bande Du bon prog rock comme le groupne anglais a toujours su en produire.
"Hexagons" démarre par un très (trop,? )long solo de guitare digne (ou pas) des grands guitar hero de ce siècle. Impressionnant mais d'une vacuité sans nom.
«Ultratravelling » , premier single, enfonce le clou de ce prog rock aux accents super heavy. Ca cogne fort sur ce nouveau disque de Miouze. Une formule à l'efficacité redoutable qui perd ici un peu de son sens de part l'exagération des effets.
« Hush » est un titre typique du répertoire et du style Muse. Des guitares hurlantes sur des refrains très remuants contrastant avec des couplets posés. A noter la participation de la chanteuse Elie Goulding. Surprenant.
Un "Space Debris" lyrique à souhait pour conclure et nous voici arrivé au bout de ce voyage spatialo-musical.
Ce Wow ! Signal qui renferme dix titres nous a embarqué pour un impresssionnant périple aux confins de l’imagination débordante (et passablement assommante) de son leader.
Quarante-cinq minutes d’un rock mixé à des sonorités heavy et parfois trash.
Nous sommes en 2026, Muse existe depuis plus de trente ans de carrière et à bientôt la cinquantaine, Matthew Bellamy est toujours ce grand ado refusant de ranger sa chambre et en profitant pour se regarder devant son miroir et singer Freddie Mercury en s'exclamant "c'est moi le plus Beau !".
Bref. Y'a pas un nouveau disque de Radiohead bientôt ?
MBPR
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