
1984 (je vous parle d'un temps... ) un chanteur français du nom de Jean-Patrick Capdevielle triomphait sur les on,des avec une chanson « Quand t’es dans le désert" et ces paroles ironiques et acerbes"tu te demandes à qui ça sert toutes ces règles un peu truquées du jeu qu’on veut te faire jouer les yeux bandés ».
Trente années plus tard, cette zone climatique (sur laquelle rien ne pousse) fait à nouveau la une de l'actualité .
Vous l'avez (je l'espère) compris, je fais allusion à l'évènement qui a occupé toute la scène médiatique Outre-Atlantique le week end dernier : Desert Trip , le festival des légendes du rock .
Prenez un lieu, L’Empire Polo Club connu pour accueillir chaque année Coachella, faites-y jouer six parmi les plus grands noms de l’histoire du rock et vous obtenez Desert Trip, la nouvelle Big Thing made in USA.
Le Concert du Siècle, un deuxième Woodstock, les superlatifs manquait pour décrire l’attente suscitée par cet évènement exceptionnel.
De vendredi à dimanche dernier se sont donc succédés (à raison de deux artistes par soir) sur la scène Bob Dylan ,The Rolling Stones, Paul Macartney, Neil Young, les Who et Roger Waters pour trois soirées mémorables.
Un tableau en apparence idyllique..
Les artistes convoqués n'étant plus de la première jeunesse (la moyenne d’âge atteint 72 ans) , Rolling Stones, Who, Dylan et autres Mac Cartney font désormais figures de dinosaures aux yeux de la nouvelle génération.
Etre et avoir été...
Cet évènement pour troisième âge du rock (Désert trip a vite été surnommé Oldchella) a donné lieu à des prestations toutes plus oubliables les unes que les autres.
Des Stones qui n'ont manifestement plus l’énergie pour interpréter leur « Sympathy for the Devil » aux Who si poussifs sur l’hymne « My Generation » en passant par un Roger Waters ou un Paul Mac Cartney en mode grand-père, ce festival pour papys du rock a surtout confirmé une chose : ces artistes devenus richissimes au fils des an sont depuis fort longtemps passés maitres dans l’exercice d’un jeu qu’ils jouent eux tout sauf les yeux bandés.
