Il y a en premier lieu, les faits, implacables, le drame de Vilnius et la mort de Marie trintignant.
Puis, les photos qui montrent son visage fortement amoché, les mots de Serge Teyssot-Gay au moment de la diffusion du communiqué de presse annonçant la fin de Noir Désir, les rumeurs de désaccords humains entre les membres du groupe, les propos tenus par les parents de Kristinay Rady concernant le visage manipulateur de Cantat.
A ce (déjà) volumineux dossier il faut donc ajouter un nouveau volet : un enregistrement téléphonique trouvé sur le répondeur de la regrettée Kristina dans lequel elle évoque le cauchemar que lui fait vivre son ex-mari à sa sortie de prison en 2007.
Chantage affectif, accès de violences répétés, crises de paranoïa, penchants suicidaires (il se serait tranché les veines devant elle comme une preuve d'amour) sans parler du harcèlement (la belle hongroise avait refait sa vie avec un autre homme) permanent subi par elle et son compagnon d'alors.
A la lumière de ces nouveaux élements, Cantat a tout de l'homme pervers et narcissique, violent et borderline.
Dans ces conditions, la question de la légitimité de son retour discographique (si retour il y a) doit être questionnée.