Faut-il encore présenter celle qui depuis ses grands débuts en 1993 a écoulé plus de 50 millions d'albums et a été récompensé de neuf Grammy Awards, réalisant un parcours sans faute.
L'arrivée d'un nouvel album de la belle américaine est néanmoins une réelle surprise.
Lors de la parution de Threads, son avant-dernier opus, la chanteuse avait en effet annoncé désormais ne plus envisager de publier de titres sous la forme album, les modes de consommation de la musique ayant selon elle profondément changé.
Il faut croire que l'auteur de "Everyday is a Wnding ROad" et "Soak Up the sun" a revu son opinion à ce sujet...
Un nouvel album est donc paru au titre plutôt intriguant : Evolution.
Après plus de 30 années de carrière, la belle américaine aurait elle changé ses habitudes ?
Ca commence bien avec "Alarm Clock" au tempo et au rythme très catchy.
Une belle entrée en matière donc. L'énergie de Mrs Crow est toujours présente et l'on retrouve avec bonheur les claquements de mains et cette guitare qui sent bon le rock US.
Second titre, c'est "Digging In The Dirt" une reprise étonnantee d’un morceau du répertoire de Peter Gabriel . Un choix surprenant tant l’univers de l’ex Génésis semble éloigné de celui de l'auteur d"All I wanna Do Is Have Some Fun" . Ce cover est pourtant une belle réussite.
La suite c'est « Dot It Again » un titre porté par un riff dont l’américaine a le secret. On se croirait revenu à ses débuts. « It »s alright Baby » .. Faire de son mieux, lâcher prise, la chanteuse nous relate sa philosophie positive de la vie.
Avec « Love Life » c’est encore le mot d’ordre optimiste qui domine. Sur une rythmiques country/rock caractéristique de son univers, Sheryl Crow conte son quotidien sous un angle très enjoué.
Lutter et ne pas s’inquiéter du futur semblent être de ses mantras. Naïf sans doute mais charmant.
La belle américaine rompt quelque peu la glace avec « You Can’t Change The Weather » sur lequel elle fait part de ses peines et de sa façon à elle de pouvoir les surmonter.
Après avoir vaincu un cancer du sein et une tumeur du cerveau, la belle Sheryl a une longue route derrière elle et pas mal d'épreuves.
Sur « Evolution » le titre éponyme au tempo ralenti, elle a a invité le guitariste Tom Morello (Rage Against The Machine). La chanteuse y fait part de ses angoisses face aux,nouvelles technologies. Un discours certes prévisible mais salutaire.
« Where » s'inscrit dans la lignée des plus belles chansons mélancoliques de Sheryl Crow, les « Home » ou encore le ténébreux « Redemption Song » de ses débuts. Une ballade poignante avec laquelle elle s’interroge quant au sens de la vie .
A 62 ans, Sheryl Crow paraît avoir conservé une âme pure , quelque peu enfantinie, quelque part entre La Maison dans la prairie et Autant en emporte le vent.
C'est qu' elle veut nous prendre par les sentiments celle qui il y a un an a fait son entrée dans le prestigieux Hall of Fame. Son piano mélancolique sur « Don’t Go Away » où il est question de solitude et de ma présence d’un homme nous touche au coeur.
Avec « Broken Record », la chanteuse, toujours très spontanée, nous fait part de sa déception de revivre sempiternellement les mêmes déboires amoureux. Un titre quelque peu désuet et dispensable, qui n'aurait pas fait tâche dans un épisode de Friends.
Ce onzième album se referme avec un « Waiting In The Wings » plein d’espoirs pour elle.
Car figurez-vous qu'à 62 ans, notre Sheryl attend toujours son prince charmant.
Une situation quelque peu décevante pour cette sort de Mariah Carey de la country et du rock US.
Alors, à cet homme tant attendu je souhaite de croiser le chemin de cette femme si admirable.
Et aux autres, à mes lecteurs, je recommande chaudement l'écoute de ce onzième disque de cette chanteuse-compositrice-interprète à l'âme tellement généreuse.
Viva Sheryl !
MBPR
MBPR
