On ne fait pas la chronique de l'album d’un groupe qui a perdu de façon tragique son batteur (dans un banal accident de voiture) de la même manière qu’on décortique le disque de X.
Plus de trois années se sont écoulées entre ce triste 30 mai 2010 et ce nouvel opus du groupe belge.
Trois longues années dont deux, justifiées d'un silence douloureux, d'une absence qu’on craignait d’être éternelle.
Heureusement, l’envie créatrice a repris le dessus
Il y a un an, le groupe annonçait via les réseaux sociaux qu'il avait recommancé à travailler sur un nouvel album.
Ouf. Car les Girls In Hawaï sont de véritables enfants de la balle.
La potion indie-pop, les belges semblent être tombés dedans depuis tout petits déjà.
Chouchou des médias spécialisés lorsqu’ils déboulent en 2005 , cette formation a toujours su habilement faire cohabiter mélancolie, voyage et musique.
Sur ce troisième volet intitulé sobrement Everest, les trois M.(mélodieux, magique, mélancolique) sont toujours présents. Onze titres d’une beauté vaporeuse, lumineuse, comme autant d’invitations à la rêverie.
Sur cet Everest plutôt vallonné, les guitares cristallines sont de retour, de même que les harmonies (célestes) vocales du chanteur.
Bref, rien n'a tellement changé (musicalement s'entend) à vrai dire chez nos amis belges
Les mélodies de ces six jeunes gens d'Outre-Quiévrain vous enveloppent, vous cajolent et vous réconfortent même.
Ce groupe fait du bien à l’âme.
Mais l’essentiel est ailleurs. Dans cet acte de bravoure, de courage et cette rédemption dont font preuve les survivants de ce groupe qu’on pensait perdu.
En 2013, les Girls in Hawaii sont donc de retour.
Ils n’étaient jamais partis, en fait.