Dimanche 19 avril, 19h, la température chaude (digne d’un mois de juin) et le ciel bleu azur n’indiquent en rien l’objet de ma soirée : je ne me rends pas à un de ces date dans une ginguette prisée des printaniers. Ce soir, le rendez-vous, il est avec une star, une vraie, une légende de la musique populaire : Kim Wilde.
La chanteuse anglaise donne en ce printemps une série de cinq concerts dans l'hexagone dont celui-ci dans la belle salle du Liberté à Rennes.
Après une première partie signée d'une jeune chanteuse révélée à The Voice, le public s’impatiente, le temps d’installer le matériel.
19h50, les spectateurs s'agitent, les lumières s’éteignent et les mains applaudissent l’entrée du groupe qui accompagne l’artiste. Ils seront au nombre de cinq à occuper la grande scène du Liberté.
Le concert démarre et la belle anglaise ne tarde pas à faire son apparition, acclamée par un public venu nombreux assister à l’avant-dernier show en France de notre Kim.
Un premier titre « Headache » pour se chauffer avant d’enchaîner avec « You Came » un de ses plus gros succès. L’atmosphère est électrique comme souvent lors des shows de Kim Wilde.
Les années ont passé mais l’interprète des tubes « Cambodia » et « Kids in America » dégage toujours cette présente à la fois magnétique et charmante.
Fille de parents musiciens, la belle blonde est tombée dans la marmite rock très précocement. Son père Marty Wilde est d’ailleurs un pionnier de ce genre musical dans son pays.
Le succès de Kim Wilde c’est avant tout une affaire de famille.
Celle qui a grandi au sud de Londres dans un quartier chic, a débuté par hasard lors d’un enregistrement d’une maquette de ce qui allait devenir un hit incontournable, le tube « Kids in America » paru en 1980.
Une prise au micro en guise d’essai, et Marty et Rick les deux compositeurs de ce tube massif auront l’intuition que la jeune Kim pouvait faire l’affaire. Le producteur du titre n’acceptera d’enregistrer le morceau qu’à la condition qu’il soit chanté par la jeune femme (alors âgée de 20 ans). Après avoir mis en boîte quelques démos, celle-ci signe un contrat avec RAK une maison de de disques dirigée par Mickie Most.
On connaît la suite. Ce single accrocheur sera un des plus gros tubes de l’année, entrant directement à la seconde place des charts britanniques et se classant parmi les premières places des classements européens.
Plus de quarante années ont passé et c’est toujours l’ambiance familiale de cette sucess story qui règne dans le clan Wilde. Une complicité fraternelle qui transpire sur chaque morceaux que la désormais sexagénaire interprète ce soir avec enthousiasme.
Si la chanteuse est quelque peu rentrée dans le rang depuis de nombreuses années, elle n’en demeure pas moins cette artiste majeur à l’aura éternelle.
Le public rennais ne s'y trompe pas et réservera un accueil chaleureux a Kim et son band.
C'est même d'une chef de bande qu'il s'agit en la personne de Mrs Wilde. L'interprète de Cambodia mène avec brio et fermeté ce groupe de rockers sorti de nulle part.
Et Les guitares ici ne sont pas en sourdine.
Le son de la Gibson Explorer de son frangin Ricky envoit du lourd, c’est presque metal, scorpionnesque.
Ce cocktail de sonorités rock surplombées d’une voix pop acidulée est la recette qui a fait le succès de la chanteuse.
Le concert est un peu tombé dans un faux-rythme et malgré des interventions plus touchantes les unes que les autres (la chanteuse aime rappeler ses souvenirs et son affection pour la France, un des premiers pays à l’avoir accueilli comme une vedette) l’ambiance est quelque peu retombée.
Sans doute que mes titres des derniers albums de la chanteuse ne possèdent pas l’impact des tubes des années 80 que tout le public attend. elle n’en démord pourtant pas notre anglaise, tout en sachant bien que la majorité des spectateurs qui se sont déplacés sont venus entendre ses succès d’antan.
Les titres se succèdent donc sans accro mais sans que l’enthousiasme du début ne se renouvelle.
Entre morceaux énergiques au son eightie et titres romantiques, la belle Kim survole son répertoire.
Il faut attendre le riff de « Chequered Love » , (un titre paru sur son premier album en 1980) pour voir le public rennais se réveiller.
Il était temps car la dernière partie de sa prestation va secouer. Après le standard « View From A Bridge », la chanteuse enchaîne avec « Cambodia » un de ses plus grands tubes et un titre particulièrement apprécié en France. Une pause rapide et c’est déjà le rappel.
Ce sera deux covers. Le superbe « I can’t Have you » des The Bee Gees d'abord suivi du tonitruant « Keep Me Hanging On », qui avait conduit le king Of Pop Michael Jackson en personne à proposer à la première partie de sa tournée en 1988. Ce titre, reprise d’un morceau de Carole King, est sans doute un des plus emblématiques de sa carrière.
Le compte y est presque . Ne manque plus que le final ?
Ce sera « Kids in america » le titre avec lequel le phénomène Kim wilde a explosé et qui a fait d’elle une des plus grandes pop star des eighties.
La belle enfile son costume de fin de scène et c’est parti pour quelques minutes de délire et de joie communicatives. Séquence nostalgie avec ce hit tant de fois diffusé sur les ondes, incontournable et porté par une énergie imparable.
Les "Oh Oh" et les "Whou Whou" jaillissent d’une foule qui a attendu ce moment avec impatience.
La belle Kim le sait et en joue, multipliant les gestes affectueux à l’endroit de son frère et de sa nièce (laquelle assure les choeurs), preuve il en est, que les années passant, le plaisir et l’amour de leur art est toujours présent.
Le public du Liberté ne s’y est pas trompé et certains fans offrent même des bouquets de fleurs à la chanteuse.
Après avoir salué une dernière fois son audience quelle qualifiera d’incroyable, il est temps de rallumer les lumières et pour le public avec des souvenirs pleins la tête.
Car si has been rime bien avec queen, c’est cette dernière que l’on a eu ma chance ce soir-là d’évoluer sur la scène du Liberté.
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