Avec sa coiffure hirsute, son look de Pierrot dégingandé tout droit sorti d'un film de Tim Burton et son sourire d’adolescent naïf, Sam Sauvage est de ces personnages qui ne laisse personne indifférent.
Une prestation remarquée aux dernières Victoires de la Musique et un remarquable premier album paru il y a quelques semaines en font un des artistes de ce début d’année.
Textes désabusés et regard acerbe sur les mœurs actuels, cet auteur-compositeur-interprète fait preuve d’une maturité déconcertante pour son jeune âge (24 ans).
Avec son univers pop teinté de sonorités électroniques, la musique de Sam Sauvage épouse avec talent et finesse notre époque.
Son message subtil et drôle est à l’image de ses pas de danse dont il gratifie son public dans le clip de « Les gens qui dansent » : détonnant.
Entre Philippe Katerine (première époque), Bashung ou Stromae, il impose d’emblée une patte et un style.
Il suffit d’écouter « les gens qui dansent (j’adore) » premier single pour réaliser à quel point Sam (Hugo à la ville) semble avoir tout compris des codes de la musique et déjà intégré les secrets du succès.
« J’suis pas Bo » « Avis de Tempête » « Le Langage de l’Amour », « Il pleut des femmes », Sam Sauvage aborde tout autant des thèmes personnels que des sujets brûlants liés à l’actualité.
Bien ancré dans son époque, ce nouveau venu semble pouvoir en décoder les codes pour tirer son épingle du jeu.
A suivre de près..
MBPR
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