Si je vous dis blonde (fausse ou vraie, est_ce vraiment une question), eigthies, moue boudeuse, new wave, un nom devrait vous venir rapidement à l’esprit ? (non pas Dorothée) Kim Wilde j’espère ?
La belle anglaise aujourd’hui âgée de 64 années a publié il y a quelques mois un nouvel album (le quatorzième) intitulé Closer.
Un disque passé inaperçu en France et qui ne sera sans doute pas un très grand succès, comme ont pu l’être ses premiers albums. Qu’importe, cette sortie est l’occasion d’un gros plan sur cette icône glam absolue qu’est Mrs Wilde.
Née en novembre 1960,à Chiswik, un quartier chic situé à l’ouest de la capitale anglaise, la sémillante Kim , célèbre interprète des tubes « Kids in America » « You Came » ou « Love Blonde » est la fille du rocker Marty Wilde, pionnier de ce genre musical et une vedette de la musique anglaise des années 60.
La jolie blonde est donc bel et bien une véritable enfant de la balle, tombée dans la marmite de la musique pop/rock anglaise lorsqu’elle n'était encore qu’un baby.
Ajouté à cette belle fortune de naissance, la présence d’un grand frère (Kim Wilde est la cadette d'une fratrie comptant quatre frères et sœurs) surdoué en musique, rapidement devenu un nom qui compte sur la scène rock des années seventies.
La success-story de la belle blonde démarre au tout début des années quatre-vingt après que Ricky son grand frère lui ait proposé d’effectuer un essai au micro au cours d’une session d’enregistrement en studio.
Bingo ! En plus de posséder une belle plastique très avantageuse, la Kim (alors âgée d’à peine 18 ans) se révèlera posséder un très bel organe vocal. Une voix blanche pure et cristalline, qu’on dira pop.
C’est ce mélange entre des émotions vocales calibrées pour les ondes FM et des refrains/ mélodies catchy qui fera le succès de l’entreprise familiale Wilde.
Chez MBPR, la découverte puis la fréquentation davantage assidue de cette artiste de légende ne fut pas immédiate. Elle se concrétisa via un ricochet, celui d’un amour fraternel adolescent antérieur, celui de mon grand frère ainé, agé de plus de 5 ans.
Trop occupé avec mes albums de Téléphone, de The Police, voir d’ACDC, je n’avais à cette époque alors que faire de cette idylle musicale (celle de tous les ados de cette génération) pour une égérie blonde que je supposais superficielle et futile.
Pourtant, la répétition et la curiosité faisant son travail, il ne me faudra pas si longtemps avant de succomber à cette blonde volcanique.
Une K7 audio (celle de son tout premier album sorti en 1982), un poster (celui outrancièrement placardé par mon frère aîné dans sa chambre d'ado) et une pochette ( Kim coiffée comme mon dessous de bras mais c’était le style d'alors) et l’affaire fut vite dans le sac (d’école). J’avais 13 ans à peine et je venais de succomber au charme et à l’aura de cette magnifique créature à la voix d'ange cristalline.
Avec quelques mois de retard, je rattrapais le train Kim et je me passais en boucle les hits « Cambodia », « Kids In America », « View From A Bridge « et me délectais des intonations sexy et glam qui s’échappaient de la musique de cette belle anglaise. La musique électronique n’ayant pas encore totalement envahi les ondes, je me délectais des nappes de synthétiseur et des sons synthétiques contenus dans ses tubes que tout le monde a une fois au moins déjà entendu un jour.
«Take It Easy » aurait pu me dire la jolie Kim… qui réservera cette consigne de bon sens à un autre français, célèbre lui.
Si la guitare de son grand frère n’était pas l’instrument mis au tout premier plan, ses riffs diaboliques et ses solos racés amenaient la touche rock indispensable.
ça c’était avant car très vite (dès le troisième album) , la touchante et pure entreprise familiale virera au business et à la quête orgueilleuse du succès
La tornade Madonna était passée par là…
La belle chanteuse de « Cambodia » ne pouvait tomber en désuétude face à cette nouvelle arrivante, qui marchait littéralement sur ses plates bandes.
Zut! La Kim Wilde ne serait donc jamais l’égal pour l'Angleterre de Blondie pour le punk new-yorkais. A jamais,, elle demeurera cette star pop glam et sexy, au pedigree artistique ambigu (entre prises de risques et choix artistiques mainstream) à la voix enfantine qui avait su faire rêver une kyrielle d’adolescents à travers le monde.
Qu’importe, aujourd’hui, j’ai 54 ans et Kim Wilde demeure encore et toujours une de mes chanteuses favorites.
L’écoute de ses tubes du début eighties me procure toujours autant de frissons et d’émotion. D’ailleurs je ne sais toujours point résister à un bêta hochement de ma tête sur un « Chequered Love » , un « Ego » voir même un « Words Fell Down » aux rythmiques endiablées.
Et l’audition des somptueux et intenses « Chaos at The Airport », « Just A Feeling » , « Take Me Tonight » ou "Dream Sequence" me consolent d’avoir laissé la belle Kim en cours de route (dorée)
Longue vie à la superbe et adorable Kim Wilde.
MBPR
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