Si l'on vous dit blonde platine, new wave et moue boudeuse, ces caractéristiques ne vous font-elles pas penser à un nom en particulier? Je veux parler de la belle KIm Wilde, bien sûr.
A maintenant 64 ans, la chanteuse a fait paraître il y a quelques mois un nouvel album.
Un disque (le quatorzième) passé quasi-inaperçu par chez nous qui ne figurera donc pas dans les meilleures ventes de fin d'année, c'est certain.
Cette discrète sortie sera l’occasion pour MBPR d'un travail de mémoire et d'un gros plan sur cette icône de la musique pop/rock.
Née en novembre 1960,à Chiswik, un quartier chic situé à l’ouest de Londres, l'interprète de « Love Blonde » est tombée précocément dans la marmite rock. Son père Marty WIlde, est un pionnier de ce genre musical et une véritable vedette de la musique des sixties.
La jolie blonde est donc bien née.
Ajouté à cette fortune native, la présence d’un grand frère rapidement devenu un nom qui compte sur la scène rock londonienne.
La success-story de la belle blonde démarre au tout début des années quatre-vingt une fois que Ricky lui ait proposé un essai au micro au cours d’une session d’enregistrement en studio.
C'est la révélation. En plus d'une plastique avantageuse, Kim, âgée d’à peine 18 ans, y dévoile un très bel organe vocal. Une voix blanche cristalline rare..
C’est ce mix entre émotions vocales et des refrains/ mélodies catchy qui sera le fondement de l’entreprise de la Wilde Family.
Le début d'une longue histoire...
Pour votre serviteur, la découverte et la fréquentation assidue de cette artiste ne fut pas immédiate.
Trop occupé avec mes albums de Téléphone, de The Police,, je n’avais à cette époque alors que faire de cette idylle musicale (celle de tous les ados de cette génération) pour une égérie blonde que je supposais alors superficielle.
Une K7 audio (celle de son tout premier album sorti en 1982), un poster (celui outrancièrement placardé par mon frère aîné dans sa chambre d'ado) et une pochette ( Kim coiffée comme mon dessous de bras mais c’était le style) et l’affaire fut vite dans le sac (d’école).
J’avais 13 ans à peine et je venais de succomber au charme de cette magnifique créature à la voix d'ange.
Malgré quelques mois de retard, je montais alors enfin dans le train Kim et me repassais en boucle les hits « Cambodia », « Kids In America », « View From A Bridge « , me délectant des intonations vocales s’échappant de la musique de cette belle artiste.
La musique électronique n’ayant pas encore totalement envahi les ondes, je me délectais des sons synthétiques que contenaient ses tubes que tout le monde a une fois au moins entendu un jour.
Son premier album intitulé Select paru en 1982 ne quittait plus mes enceintes,
Si la guitare du grand frère n’était pas l’instrument mis au premier plan, ses riffs inspirés et ses solos racés étaient la touche rock indispensable à mon intérêt pour Mrs Wilde.
C’était avant que la touchante entreprise ne vire au business ainsi qu'à la quête du succès planétaire.
Il faut dire qu'entre temps, la tornade Madonna était passée par là.
La chanteuse de « Cambodia » ne pouvait tomber en ringardise devant cette nouvelle prétendante marchant sur ses plates bandes.
S'en suivit un virage pop FM, et des chansons moins surprenantes aux arrangements lisses. Le virage pris du côté obscur de cet art qu'est la musique populaire était brutal.
Kim Wilde ne serait donc jamais l’égal made in England de ce qu'aura été Debbie Harry pour le punk new-yorkais.
A jamais,, elle demeurera cette star pop glam,au pedigree ambigu et à la voix enfantine qui avait su faire rêver une kyrielle d’ados.
Qu’importe, j’ai 54 ans et j ne sais toujours pas résister à un « Chequered Love » , un « Ego » endiablé pu encore un « Words Fell Down ». autant de titres incontournables.
De même, me pencher sur les « Chaos at The Airport », « Just A Feeling » , « Take Me Tonight » ou "Dream Sequence" me consolent d’avoir laissé la belle Kim au bord sa route (dorée).
Kim c'est Kim. Un amour adolescent.
Et ça, ça ne s'oublie pas.
MBPR
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