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MY BEST POP & ROCK

Découvertes, coups de coeur, news... au gré de mes envies

Le nouveau BEIRUT ne déçoit pas | 23 octobre 2007

Rappelez-vous, cétait au printemps 2006 sortait "Gulag Orkestar", premier album d'un artiste répondant au patronyme intriguant de Beirut

Personne ici n'a oublié cette galette, véritable ovni musical et petit trésor de folk indie qui a bercé et rythmé notre été 2006 dernier au son des cuivres et des choeurs de cete musdique située au confluent des fanfares des Balkans et du rock traditionnel américain

Un peu plus d'un an après ce coup d'essai/coup de maître, Beirut ou plutôt son leader le jeune américain Zach Condon accompagné de sa troupe remet le couvert et vient de sortir un second album qui confirme tout le talent et le bien qu'on pouvait penser de lui et de son groupe

Le disque démarre par un coup de corne de brune, un coup de corne comme un signal sonore, signal comme quoi on serait invité à embarquer

Embarquer pour une destination certes inconnue mais dont on se doute qu'elle nous réservera sans doute encore bien des surprises et qu'elle sera sûrement dépaysante et exotique à souhait

Comme sur le précedent disque "Flying club cup" démarre tout doucement .

Après ce premier coup de corne de brune on entend quelques notes de piano chancelant, un peu comme un vieux navire se met en marche progressivement, avant petit à petit de trouver son rythme et sa vitesse de croisière

"Flying club cup" a été enregistré dans les studios d'Arcade Fire ((notamment avec le concours d'Owen Pallett, un des arrangeurs de Neon Bible) mais c'est notre bon vieil Hexagone qui y est évoqué principalement

"Nantes", "Cherbourg", "La banlieue", ces titres de chansons raisonnent comme un mini tour de France, un panorama partiel et sans doute partial de notre France

Mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs

A vrai dire, nous Français n'en demandions pas tant de la part d'un jeune artiste en passe de devenir la nouvelle coqueluche de la scène indé internationale

On se sent imanquablement fier que Beirut, révelation indé de l'an passée et grand espoir folk/rock rende hommage à notre pays par ce second opus qui y a puisé un peu de son inspiration et de sa raison d'être

Une touche d'accordéon par-ci, quelques mots en français, un air de Montmartre par là, le jeune Zach a sans doute trouver dans la culture et la chanson française d'excellentes raisons d'intégrer dans dans son folk balkanisant (rien à voir avec le député douteux de Levallois-Péret) et cahotique un je-ne-sais-quoi de tradition musicale bien de chez nous

Et ça ne choque pas

Au contraire l'apport de cettte couleur franchouillarde ajoute aux sentiments de mélancolie et de nostalgie qui se dégage nt de la musique jouée par Zach Condon et son groupe

Je ne sais plus qui m'a dit récemment (en fin si je sais mais cette personne se reconnaîtra si elle traîne par là) que ce qui la touchait dans le rock était le côté tragique de la musique

Et de l'émotion, de la fragilité tragique beirut en a à revendre visiblement

Pour le reste, "Flying club cup" se situe immanquablement dans la continuité de "Gulag orkestar"

Même atmosphère, même sentiment mélancolique de tristesse et de fragilité

Et ce chant habité, ses choeurs incatatoires et ses vibrants cuivres qui donnent toute sa forceà la musique de Beirut

Si l'effet de surprise dont a bénéficié "Gulag Orkestar" est passé et jouera en défaveur de ce "Flyin club cup", demeurent cependant le savoir-faire, le talent en particulier d' un gamin américain (Zach Condo est né au Nouveau mexique) d'à peine une vingtaine d'années capable de composer une musique presque sans âge, matûre et de vous convier comme Andrew Bird, Sufjan Stevens ou d'autres de cette nouvelle scène américaine (les new-yorkais de CLap Your Hands Say Yeah parfois) à un chouette voyage,intense, cahotique parfois aussi dont on ressort à chaque fois plus heureux

On aime ou on aime pas

en tout cas moi j'kiff


 


 

Publié par volfoni77 à 11:25:37 dans gros plan | Commentaires (0) |

Bertrand Cantat (suite et fin) : un document à lire absolument | 17 octobre 2007

Pour ceux que ça intéresse et qui veulent aller plus loin, Libération publie sur son site officiel le fax-similé du jugement rendu par le juge d'application des peines ce lundi dernier 15 octobre

http://www.liberation.fr/actualite/societe/284985.FR.php?rss=true

Ce document officiel est en tout point indispensable et extraordinaire pour tous ceux et celles qui veulent approfondir leur connaissance de cette tragique affaire 

Il permet notamment de battre en brêche tous arguments et propos concernant un soi-disant traitement de faveur dont aurait bénéficié Cantat
Au contraire, on apprend dans ce document que BC était libérable depuis plus d'un an (29 octobre 2006), qu'il a purgé une partie de sa peine de prison en Lituanie "dans des conditions particulièrement difficiles" (voir texte du jugement à ce sujet pour davantage de précisions) et que sa notoriété lui a valu d'être placé dans un contexte éprouvant avec menaces de mort etc

A la lecture de ce texte (et même si ça n'excuxe ni ne pardonne en rien les gestes dont il s'est rendu coupable envers la victime décédée Marie Trintignant) on est loin du portrait de l'homme violent de manière réccurente ou du possessif obessionnel que décrivait par exemple la famille et les proches de la victime

Au contraire, ce rapport décrit un type discret, sensible, responsable, certainement immature sur le plan affectif (c'est le médecin psychiatre chargé de le suivre qui l'affirme) qui a assumé son sort en prison avec beaucoup de courage, qui s'est comporté de façon exemplaire et irréprochable en milieu carcéral et a multiplié les initiatives personnelles en faveur de la mémoire  de Marie trintignant ou dans le but de ménager la peine et la souffrance de la famille de la victime

Une lecture indispensable donc, notamment pour tous les assoiffé(e)s de vengeance qui font de Cantat le symbole des violence sexistes à l'égard de la population féminine et qui manifestent leur désapprobation à l'égard de cette décision de justice pourtant tout à fait équitable

Concernant son avenir, le texte nous dit que, contrairement à ce qu'il a pu se lire et se dire iic ou là, Cantat a fait part à la Cour de ne pas faire d'apparition poublique et encore moins de se produire sur scène avant de très nombreux mois 

Un document qui rétablit une part de vérité pour tout le monde et qui mérite qu'on s'y attarde un peu avant de céder à l'acharnement (notamment médiatique mais pas seulement) dont BC fait l'objet ces jours derniers


 

 

 


Publié par volfoni77 à 11:36:28 dans gros plan | Commentaires (1) |

RADIOHEAD donne naissance à un deuxième "Ok computer" | 17 octobre 2007

"Messieurs Thom Yorke, Colin Greenwood, Johnny Grennwood, Ed O'brien, Phil Selway (sans oublier Monsieurr le producteur Nigel Godrich) nous ne vous disons pas merci "
Tel pourrait être un communiqué imaginaire émanant d'un hypothétique groupement d'artistes compoé au hasard de Bjork, Arcade Fire, The Rakes, Cold War Kids, Arctic Monkeys etc après l'écoute d" In rainbows "le nouvel opus de Radiohead

Difficile en effet pour ces soi-disant candidats aux plus hautes du marches du podium après avoir tendu une oreille à ces dix titres numeriques de faire autrement que la jouer modeste et de reconnaître qu'il leur reste encore du chemin à parcourir avant de cotoyer les cîmes régulièrement atteintes par Radiohead depuis des années

Petit retour en arrière sur la carrière du quintet anglais :
1993 : premier album "Pablo honey" et premier triomphe avc "Creep" succès international acclamé partout
1995 : second disque "The bends" produit par John Leckie et premier acte fondateur d'un groupe à la démarche musicale singulière
1997 : "Ok computer "troisième opus enregistré pour la première fois par le producteur Nigel Godrich et plébiscité par le public et la critique
2000 et 2001 : sorties de Kid A disque à sonorité majoritairement electro puis (dans la foulée) d'Amnesiac, les deux albums soi-disant les plus expérimentaux
2003 : Retour aux guiatres et à lénergie brute avec "Hail to the chief" sixième album toujours produit par Godrich

Depuis, rien ou presque
L'an dernier, sortie de "The eraser" premier album solo de Thom Yorke toujours accompagné par le fidèle Godrich aux manettes
Quelques mois auparavant le guitariste Johnny Greenwood s'était brillamment essayé à la musique contemporaine en composant le morceau "Smear" et en travaillant sur la bande-originale du film "Body song" avant d'être désigné compositeur officiel de BBC 3 (radio spécialisée dans la musique classique)
Mais pas grand chose en ce qui concerne la sortie d'un éventuel nouvel album du groupe
Jusqu'à ce début d'année 2207 les rumeurs enflent de plus en plus au sujet de la sortie d'un septième album prévu sans doute pour la fin d'année
Et puis, 1er octobre dernier le coup de tonnerre inattendu: par le biais d'un message très court posté sur son blog, le groupe annonce par la plume de son guitariste que le nouvel album est prêt, qu'il s'intitule"In rainbows" et qu'il sera pour le moment uniquement accessible en téléchargement à partir du 10 octobre et ce au prix souhaité par les intéressés
Révolution culturelle? Coup de pub?
Enième épisode d'un groupe au parcours et à la démarche unique?
La polémique et les avis vont bon train

Toujours est-il qu'aujourd'hui mardi 16 octobre, sept jours après sa sortie mondiale, "In rainbows" s'est déjà écoulé à plus de 1 millions d'exemplaires dans le monde et, au prix moyen fixé par ses acquéreurs de quatre livres (soit environ 6 euros), le groupe aurait déjà empoché la jolie somme de plus de sept millions d'euros
(à titre de comparaison, en passant par le réseau de distribution classique, les auteurs du disque n'aurait empoché que le quart de cette somme)
Alors motivations artistiques, culturelle ou bien tout simplement bassement économiques au sujet de cette initiative de Radiohead de ne pas passer par une maison de disques pour distribuer leur nouvel album
Rien n'est moins sûr

Ce qui est en revanche certain c'est qu'en téléchargeant ces dix titres qui composent "In rainbows" le fan y trouvera son compte et en aura pour son argent
Et ce n'est rien que de le dire !
Là ou "Hail to the chiefs" m'avait déçu et "The eraser" laissé un goût d'inachevé, "In rainbows " me comble et me ravit
j'y vois un comme un second volet à "Ok computer", un Ok computer bis avec les sonorités héritées des albums de la période Kid A/ Amnesiac

De bout en bout "In rainbows" est parfait
Un disque modèle
Comme une sorte d'horizon pop post moderne indépassable pour les autres

Rien à redire
Ou plutôt si...
Que ce groupe anglais est bien Le groupe de ces deux dernières décennies, celui que l'histoire de la musique actuelle retiendra au même titre qu'avant lui Les beatles, les Beach Boys, les Who, Led Zeppelin , Pink Floyd, Joy division etc
Qu'avec leur démarche artistique singulière et leur chanteur aux allures d'anti héros , Radiohead a dors et déjà parqué l'histoire de la musique pop/rock et a su imposer un style et une identité musicale immédiatement reconnaissable

Ce "In rainbows" (littéralement "En arc en ciels") n'échappe pas à ce constat
Magistral, lumineux et maitrisé de bout en bout il pourrait être une conclusion sublime à l'oeuvre de ce groupe pas comme les autres tellement on y retrouve tous les aspects de toutes les voies empruntées et explorées par le combo et ses membres depuis la sortie de Pablo Honey en 1993

Depuis la transe de "15 step" (évoquant le "The national anthem" de Kid A) jusqu'à la ballade éthérée "Nude" que rêverait de composer Matthew Bellamy de Muse en passant par l'éléctricité de "Bodysnatchers (qui évoque clairement "I might be wrong" d'Amnesiac ou "My iron lung" de The bends) et par le piano dépouillé de "Videotape" qui n'est pas sans rappeler la fin de "Cymbal rush" sur "The eraser", le meilleur de ce qu'a pu faire Radiohead et leurs membres est là, résumé en dix chansons qui sont autant de perles et de (déjà) classiques dans une collection qui en contient déjà un bon paquet
Des chansons faussement simples, accrocheuses avec des mélodies qu'on retient très rapidement
Des structures et des arrangements en revanche de haute volée (Godrich est le Phil Spector du vingt et unième siècle)
Bref de la pop oui
Mais une pop ultra moderne, cérébrale qui syncrétise tous les courants musicaux de ces quarante dernières années
Du grand art en quelques sorte

La seconde partie du disque en particulier est de toute beauté avec l'enchainement "Reckoner", "House of cards", "Jigsaw falling into place" et surtout le planant et extraordinaire "Videotape", certainement le futur tube du groupe, en tous cas pour moi la perle d' "In rainbows" et qui, à mon avis n'a pas fini de faire chialer dans les chaumières 

Un seul mot s'impose alors : Merci (pour tout)

Publié par volfoni77 à 11:08:15 dans gros plan | Commentaires (1) |

Quand M-la-Music parle de Control | 08 octobre 2007

Une fois n'est pas coutume, je laisse à ma place à un autre webzine muical (et à un collègue) pour un article très intéressant sur "Control" d'Anton Corbijn

"Il faut le dire tout de suite à tous ceux qui ne connaissent rien au rock ni à Joy Division : il faut voir ce film quel que soit l'intérêt qu'on peut avoir ou pas pour la musique, tout comme on peut voir "Last days" de Gus Van Sant sans s'intéresser à la musique de Nirvana.

Car avant d'être le portrait d'un rockeur, l'Anglais Ian Curtis, qu'on découvre à une vingtaine d'années, surperbement filmé en noir et blanc, "Control" est le portrait d'un homme. Quand on le voit écrire (des textes de chansons ou des lettres), on a l'impression de voir un Rimbaud anglais du siècle dernier, qui perd le controle de sa vie (mais d'ailleurs l'a-t-il vraiment eu ?). C'est sur Sam Riley que repose tout le film. Il suffit de regarder une video du vrai Curtis en live (comme celle de "transmission" que nous vous proposons ci-dessous) pour constater que l'acteur a parfaitement saisi les mimiques du chanteur : il a notamment cette façon de chanter les yeux baissés et de lever un regard furtif et un peu perdu qui rend son interprétation tout à fait crédible. Mais au delà des scènes de concert, c'est lui qui incarne et non pas imite le leader de Joy Division. Or ce rôle est crucial, car même si l'on croise les autres membres du groupe, mais aussi sa femme Deborah, sa maîtresse Annik Honoré ou le défunt patron de Factory Tony Wilson, c'est un homme seul face à ses démons, Curtis, que ce film nous fait découvrir. Marié et père de famille trop jeune, en proie à des crises d'épilepsie, déçu par la vie d'artiste (très vite, les concerts ne lui procurent que peu de plaisir) et empétré dans une vie sentimentale compliquée, il se pend dans la cuisine de son domicile, à Macclesfield, le 18 mai 1980, à l'âge de vingt-trois ans, alors que le groupe devait partir en tournée au USA et probablement accéder à une renomée plus grande encore.

On a beau avoir déjà vu la mort de Curtis filmée (et de manière moins détournée) dans "24 hour party people", les dernières minutes du film sont poignantes. La dernière image elle, se reçoit comme une barre de fer en plein ventre. Voilà un film saisissant, qui fera date. Et pas seulement parmi les fans de rock. Car le photographe néerlandais, qui a côtoyé le groupe (il avait même débarqué en Angleterre spécialement pour rencontrer Joy Division) signe là son premier film, qui a tout d'une oeuvre singulière"

Jean Marc Grosdemouge

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires si certains ont déjà vu le film (suivez mon regard)



Publié par volfoni77 à 22:58:58 dans gros plan | Commentaires (0) |

Gros plan : ARCADE FIRE | 29 mars 2007


Oyez Braves Gens !
Arcade Fire est revenu !
Pour beaucoup d'amateurs de bonne musique et notamment de rock, nul doute que le retour du couple Win Butler/Régine Chassagne et de leurs amis occupait une place de choix sur les agendas.
il faut dire que rare sont les groupes qui auront recueuilli un tel concert de louanges à leurs débuts.
Somptueux, lumineux, épique, poignant... tous les qualificatifs ont été employés pour décrire Funeral première galette des canadiens sortie en 2004 et coup de maître.
L'étape du second opus s'avérait donc un piège redoutable pour les canadiens : soit Butler and co confirmaient les attentes nées de Funeral en publiant un second album au niveau (ou pas très éloigné) du précédent, soit leur nouvel opus se révélait en dessous des espoirs suscités par Funeral et ils se voyaient immédiatement relégués dans le peloton de la moyenne des groupes indés, peloton dont ils s'échappaient brillamment jusque là.

C'est fébrilement qu'au début du mois j'entre enfin en possession de Neon Bible (du titre d'un livre de l'écrivain américain John O Toole) successeur de Funeral.
Un coup d'œil sur l'aspect extérieur d'abord : sur fond noir avec des liserets colorés qui dessinent les contours d'un livre qu'on imagine être la Bible, pas de doute la la jacquette de cet opus est dans la lignée sobre de Funeral.
Le parallèle ne s'arrêtera pas...

Dès les premières mesures de Black Mirror je me rends vite compte que les montréalais reprennent les choses là où ils les avaient laissées auparavant. Bien que plus noir que son prédécesseur ,Neon Bible s'inscrit dans la droite ligne des autres albums des canadienes et on y retrouve tout ce qui fait leur personnalité à savoir lyrisme sombre, profondeur, sens de la dramaturgie et de la tension émotionnelle, exaltation vocale bref du Arcade Fire dans le texte...
A quelque chose près cependant : l'effet de surprise ne joue plus en faveur et Win,k Régine and co vont devoir compter uniquement sur leur talent et leur inspiration pour convaincre l'auditeur cette fois-ci.

Si Tunnels sur Funeral emportait tout sur son passage, Black Mirror ne parvient pas à se hisser à ce sommet malgré une montée paroxystique et un Win littéralement habité.
Malgré une orchestration de cordes magistrale (merci Owen Pallett arrangeur en titre d'Arcade Fire), le titre n'atteint pas les cimes de ses prédécesseurs. Belle entrée en matière en tout cas.
Second titre Keep the car running et morceau impeccable avec une ligne de chant qui évoque les légendes du rock blanc telles que Jerry Lee Lewis ou Roy Orbison. C'est bien fichu. Arcade Fire a des racines et les exhibe avec fierté.
L'éponyme et très court (deux minutes dix huit c'est un peu court pour marquer les esprits) Neon Bible calme un peu avec ses arpèges délicats rappelant le Cold Wind de la Bo de Six feet Under et ses chœurs martelés comme autant d'amen.
Mais c'est aussitôt pour mieux redécoller avec le premeir single Intervention et son orgue d'église en intro n peu lourd à digérer mais un titre qui s'impose toute fois sans problème.
Black wave/Bad vibrations est fait d'un tout autre bois et marque un tournant. Construit en deux parties (la première assurée par Régine porteuse d'espoir et la seconde très sombre chantée par son compagnon Win Butler), ce titre qui rappelle Une année sans lumières pour ses textes à la fois en français et en langue anglaise lance la partie la plus sombre de Neon Bible. L'heure n'est ni à la joie ni aux réjouissances semblent nous faire comprendre les canadiens.
C'est maintenant l'orage qui gronde sur Ocean of Noise, chanson bouleversante qui nous émeut presque aux larmes tant la mélodie et l'émotion transmise par Win est palpable. Une des perles du disque. Comme toujours avec Arcade Fire, la vie reprend bien vite ses droits et c'est The well and the lightouse et son piano entraînant digne de Great balls of fire de la légende Jerry Lee lewis qui se charge de nous redonner des raisons d'espérer.
Ouf, il fallait bien ça avant d'aborder la dernière partie de ce second album des canadiens.
Un titre raté (il en faut toujours un sur un album des montréalais)tiens... Cette fois-ci c'est l'inutile boogie rock (Antechrist television blues) sorte d'O.M.N.I (objet musical non identifié) dans la discographie des montréalais et seule ombre au tableau de ce Neon Bible

Windows Still qui suit impose une grâce et une élégance qu'on trouve chez peu d'artistes. C'est majestueux et c'est beau rien à redire.
La dernière partie du disque est composée de deux titres aux visées musicales totalement divergentes. Si je m'étonne de retrouver le titre no cars go sur cet album (ce morceau figurait sur le premier EP des montréalais), il faut reconnaitre que la nouvelle version et les nouveaux arrangements qui sont faits de ce titre célèbre des canadiens se révèle très efficace bien que sa place sur ce disque ici porte à discussion.
Neon Bible se clôt avec My body is in a cage, morceau le plus ampoulé de l'album mais aussi un des plus poignants avec son orgue d'église, ses chœurs impressionnants et son atmosphère liturgique qui convoque l'auditeur à une sorte de messe incroyable dont il gardera longtemps le souvenir. Encore une perle.
Avec ce nouvel opus enregistré dans une ancienne église de Montréal rachetée et transformée en studio, c'est bien de cela qu'il s'agit, d'une messe noire fabuleuse à laquelle l'auditeur est convié et dont il gardera longtemps le souvenir.
Sans sortir un second chef d'oeuvre de rang, Arcade Fire livre un bel album, cohérent et noir qui a pour effet de replacer immédiatement la capitale canadienne à l'épicentre de la carte rock indé.
Vivemement le prochain!

Je recommande: Black Mirror, Keep the car running, Ocean of noise, No cars go, The well and the lighthouse, My body is in a cage

www.arcadefire.com
www.myspace.com/arcadefire

Publié par volfoni77 à 16:57:17 dans gros plan | Commentaires (0) |

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