« Le futur de la musique par Radiohead «
C'est avec ce titre accrocheur et le minois du leader du groupe Thom Yorke que les Inrocks font leur une cette semaine
Jusqu'ici rien de très étonnant, le news culturel collant au plus près à l'actualité msuciale de la semaine et la sortie d'« In rainbows » en format disque classique programmée pour la fin de l'année étant probablement le dernier évènement de cette année indie
Sauf qu'avec pareil titre et pareils invités on pouvait s'attendre
à du gros, du lourd même
Au lieu de ça que ressort-il de cet entretien avec le chanteur
de Radiohead accompagné pour l'occasion du guitariste Ed O Brien ?
Nada, walou
Ou pas grand-chose
Ou plutôt si, des banalités
Du style « Il
est difficile pour un musicien de couper totalement avec sa famille le temps de
l'enregistrement d'un album » « Il est dur de faire la part des
choses entre ces deux univers »
« Internet n'est
pas la solution à tous les problèmes »
« Nigel Godrich
nous a beaucoup aidé dans la réalisation de ce disque »
Et ça pendant trois pages de vide
A croire que les membres de Radiohead (Thom Yorke en tête) n'ont plus rien à dire
Ou du moins plus rien qui soit à la hauteur de leur grande oeuvre pop
Pourtant la démarche consistant à sortir « In rainbows » d'abord en téléchargement légal sur internet puis sous forme classique n'est sans susciter de nombreux commentaires et débats interminables dans l'industrie musicale
Avec un titre aussi accrocheur on était en droit
de s'attendre à autre chose que ces propos fades
Mais surtout on ressort de cette (pseudo) interview avec un goût bizarre dans la bouche, comme une impression de malaise face à un groupe et ses musiciens incapables d'apporter une justification qui tiennent la route à leur démarche singulière
Alors coup de pub ? lassitude de
l'industrie musicale ? stratégie de marketing ou arnaque?
Pourquoi avoir permis
le téléchargement légal du disque si c'était pour le sortir quelques semaines après sous la forme de disque classique?
Sur ce point délicat Thom Yorke and co demeurent extrêmement vagues et évasifs
« Lorsque nous avons
sorti le disque sur Internet, il n'y avait que dix personnes réunies autour
d'une table »
Sous-entendu envie de faire les choses par soi-même et ne plus à avoir recours à des dizaines d'intermédiaires au moment de la distribution d'un album
Mouais
On a plus généralement aussi une
impression de suffisance, autosatisfaction , voir de lassitude comme si les musiciens
de ce groupe qui a marqué son époque savaient
qu'ils n'avaient plus rien à prouver ou même qu'ils avaient fait le tour de la
question et de leur art
Alors le début de la fin pour le quintet
d'Oxford ?
Difficile à dire
Comme il est aussi difficile de faire la part entre ce qui
est sans doute de la lassitude devant des questions peu originales et pas très
pertinentes, de la paresse à fournir des réponses réellement dignes d'intérêt à
des questions répétitives et une attitude je-m'en-foutiste à
Alors le futur de la musique par Radiohead ?
No futur
Publié par volfoni77 à 11:56:50 dans gros plan | Commentaires (1) | Permaliens
J'attendais son retour avec impatience
Elle m'a pour le moins surpris
La pochette du cd d'abord : Polly Jean dans une tenue blanche immaculée avec une coiffure qu'on devine victorienne et les mains croisées ... ça frappe l'imagination !
Le contenu ensuite...
C'est la grande nouveauté de ce septième album, la belle a choisi le. .. piano
Quoi ?? Pj Harvey sans six cordes ?? est ce possible
Et oui, celle qui aime toujours surprendre a sur pour ce « White Chalk » remisé son instrument pour la troquer contre les sept octaves d'un piano
Il fallait oser
Convoqué par la dame du Dorset (mais c'est où au fait le Dorset ?) Parish a le bon goût de ne pas en rajouter, d'habiller les mélodies de Miss Harvey avec un minimum de sons et d'arrangements, ce qui est très bien vu
Une pincée de batterie par ci, quelques cordes et des chœurs ici et là et pas grand-chose de plus
Pour le reste, laisser le charme (et la dame) agir
Certes « White chalk » ne fera pas se trémousser dans les chaumières et invite davantage au reccueillement et à la méditation qu' à la fiesta mais ce n'ést pas ce qu'on lui demandait de toutes façons
Sans être le meilleur album de l'anglaise ni le chef d'œuvre annoncé, « White chalk » est un très beau disque, très émouvant, bouleversant même parfois (« The mountain »)
Merci
Publié par volfoni77 à 17:02:41 dans gros plan | Commentaires (0) | Permaliens
Ce nom ne vous dit peut être pas grand chose
Pour les amateurs de pop indie aérienne il n'est pas inconnu
En 2005 sort un album intitulé « Everything all the time » premier disque d'un nouveau venu originaire des Etats-Unis répondant au nom de Band of Horses
Envoyé par le label mythique Sub Pop (dont la réputation en matière de défricheur de talents n'est plus à démontrer) le combo s'impose en quelques semaines avec notamment un titre majeur du disque « The funeral » (à ne pas confondre avec « Funeral » le premier opus des canadiens d'Arcade Fire)
En quelques semaines, le morceau devient en quelques semaines un des titres les diffusés sur les radios universitaires américaines
A tel point que ça en devient pervers et gênant pour le
groupe lorsqu'il joiue sur scène, une certaine partie du public venant aux
concerts de Band of Horses uniquement pour réclamer « The funeral »
un peu comme pour Radiohead à ses débuts et « Creep
La rançon du succès mais tout de même !
Deux ans ont passé et Band of Horses est de retour en cette fin d'année avec un second album « Cease to begin » qui a tout du second disque réussi
Rien n'à changé chez les américains : après quelques arpèges en guise d'intro, on retrouve le son immédiatement identifiable de Band of Horses : mur de guitares lorgnant parfois vers le post rock, surmonté d'une voix au timbre particulier, qui évoque à la fois David Friedman (Mercury Rev) et le vieux de la vieille Roger Hodgson (ex supertramp)
Mais sur « Cease to begin » on retrouve surtout la capacité de Band of Horses de composer des chansons qui deviennent des hymnes immédiatement
Cette fois-ci c'est le titre « Cigarettes, Wedding bands » qui reprend le flambeau de «The Funeral » et vous file le grand frisson à la première écoute
Même tourbillon de guitares, même puissance sonore et surtout même refrain que l'on retient immédiatement
Vous avez dit fédérateur ?
Mais sur « Cease to begin » il y a aussi d'autres perles
Les morceaux « Is there a ghost, «Ode to LRC », « No one's gonna love you » sont de vrais bijoux de pop àa la façon des Shins ou de Mercury Rev
Seul défauty (le même que sur le premier album) ces chansons folk/country un peu plates et mièvres qui n'apportent pas grand chose si ce n'est permettre d'atteindre la durée (encore trop courte) du disque
Alors capable du meilleur comme du pire Band of Horses ?
Certains titres étant (le splendide « Islands on the coast ») étant de toute beauté on leur pardonne beaucoup
A surveiller de près pour les années à venir
Publié par volfoni77 à 17:29:11 dans gros plan | Commentaires (0) | Permaliens
Rock anglais : la troisième vague
Ces derniers mois, l'Angleterre nous a encore sorti des formations talentueuses venues de nulle part
Ou plutôt si , de son immense vivier : je veux ainsi parler des trois petits nouveaux (avant les prochains) qu'on annonce dors et déjà comme de futurs grands : Cajun Dance Party, Jack Penate, et les furieux des Wombats dont le single « Let's dance to Joy division » est déjà (presque) sur toutes les lèvres
Nous autres pauvres habitants de l'Hexagone qui peinont à sortir une poignée de disques par an de groupes à guitares vraiment originaux et frais (cette année Hushpuppies , Deportivo, Luke et c'est tout ?) devont bien reconnaître que si en matière de ballon rond nous sommes plutôt en avance sur nos voisins britanniques, en ce qui concerne le rock et la pop à guitares il nous reste encore énormément à apprendre
L'Angleterre ça serait un peu comme le Brésil en football : un pays formateur, d'une richesse inestimable en talents de tous ordres, qui vient ensuite les montrer au monde entier par le biais des ondes et des festivals
Si la France est le pays de la chanson à texte sans conteste, le Royaume-Uni est bien le véritable berceau de la pop avec des groupes majeurs comme les Beatles, les Stones, les Kinks, les Who, Queen, les Smiths et aujourd'hui Radiohead (pour ne citer que les plus célèbres) qui raisonnent comme autant de classiques et de références du genre
www.myspace.com/cajundanceparty
Publié par volfoni77 à 12:46:13 dans gros plan | Commentaires (0) | Permaliens
Sonnez tambours, raisonnez trompettes Le boss est de retour
Et cette fois-ci accompagné de son légendaire groupe le fameux E Street Band de Philadephie
Depuis plusieurs années on avait pris l'habitude de l'entendre nous chanter ses engagements en faveur de cette Amérique des couches populaires sur des albums à couleur folk parfois sous estimés comme le splendide «Ghost of Tom Joad » qui doit dans toute bonne discothèque digne de ce nom
Cette année c'est sous sa facette (rock) la plus connue
qu'il est de retour, celle de l'homme à
Pour le meilleur (« Born to run») ou pour le pire (The rising ») ?
Plutot le meilleur on dira
Le morceau titre est lui-même une grande chanson et l'ensemble de l'album tient largement le pavé
Mais on reste quand même un peu sur notre faim avec
ce « Magic »
Pour un «Devil's arcade » un »Long way
home » combien de « You'll be comin' down » et de « Living
in the future » avec leur incontournables solos de saxo (celui-là il faut
qu'il l'avale!) où le boss fait le boulot sans plus
En tous cas le come-back de cette star méritait davantage
Mais alors me demanderez-vous pourquoi s'embêter à faire un
compte-rendu pour un disque qui n'enthousiasme que de façon ponctuelle ?
Réponse pas sérieuse: pour qu'en ce début de semaine vous
ayez quelque chose à lire évidemment!
Réponse (un peu) plus sérieuse : parce qu'avec celui du toujours vert (et canadien) Neil Young et avant l'arrivée sur les écrans (mais le verra-ton ici ?) du prochain film biopic sur la légende Dylan, le retour de celui qu'on appelle le Boss ses concerts souvent homériques marque celui de la grande tradition musicale folk américaine, celui des Cash, Tom Petty, Still, Nash etc dont Springsteen est un héritier digne et marquant
Récemment mis à l'honneur par le duo Chassagne/Butler d'Arcade Fire (qui l'a rejoint sur scène et dont le dernier « Neon Bible » prouve la grande influence de l'œuvre springsteenienne sur l'écriture de Win) le natif de Philaldephie est un protest singer comme il en reste aujourd'hui peu et qui aura marqué de son empreinte l'histoire de la musique populaire
A bientôt soixante piges, Springsteen n'a rien de plus perdu de ses convictions et de ses engagements en faveur des sans grade et des laissés pour compte de cet american way of life qu'il combat par-dessus tout
Pas indé ni underground le boss mais toujours utile et ... un bon gars assurément
Publié par volfoni77 à 17:28:06 dans gros plan | Commentaires (2) | Permaliens
Depuis le 11-04-2006 :
434641 visiteurs
Depuis le début du mois :
14365 visiteurs
Billets :
647 billets
Commentaires