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MY BEST POP & ROCK

Découvertes, coups de coeur, news... au gré de mes envies

RADIOHEAD inintéressant dans les Inrocks | 22 décembre 2007

« Le futur de la musique par Radiohead «

C'est avec ce titre accrocheur et le minois du leader du groupe Thom Yorke que les Inrocks font leur une cette semaine

Jusqu'ici rien de très étonnant, le news culturel collant au plus près à l'actualité msuciale de la semaine et la sortie d'« In rainbows » en format disque classique programmée pour la fin de l'année étant probablement le dernier évènement de cette année indie

Sauf qu'avec pareil titre et pareils invités on pouvait s'attendre à du gros, du lourd même
Au lieu de ça que ressort-il de cet entretien avec le chanteur de Radiohead accompagné pour l'occasion du guitariste Ed ‘O Brien ?
Nada, walou
Ou pas grand-chose
Ou plutôt si, des banalités
Du style « Il est difficile pour un musicien de couper totalement avec sa famille le temps de l'enregistrement d'un album » « Il est dur de faire la part des choses entre ces deux univers »
« Internet n'est pas la solution à tous les problèmes »
« Nigel Godrich nous a beaucoup aidé dans la réalisation de ce disque »
Et ça pendant trois pages de vide

A croire que les membres de Radiohead (Thom Yorke en tête) n'ont plus rien à dire

Ou du moins plus rien qui soit à la hauteur de leur grande oeuvre pop

Pourtant la démarche consistant à sortir « In rainbows » d'abord en téléchargement légal sur internet puis sous forme classique n'est sans susciter de nombreux commentaires et débats interminables dans l'industrie musicale

Avec un titre aussi accrocheur on était en droit de s'attendre à autre chose que ces propos fades

Mais surtout on ressort de cette (pseudo) interview avec un goût bizarre dans la bouche, comme une impression de malaise face à un groupe et ses musiciens incapables d'apporter une justification qui tiennent la route à leur démarche singulière

Alors coup de pub ? lassitude de l'industrie musicale ? stratégie de marketing ou arnaque?

Pourquoi avoir permis le téléchargement légal du disque si c'était pour le sortir quelques semaines après sous la forme de disque classique?
Sur ce point délicat Thom Yorke and co demeurent extrêmement vagues et évasifs
« Lorsque nous avons sorti le disque sur Internet, il n'y avait que dix personnes réunies autour d'une table »

Sous-entendu envie de faire les choses par soi-même et ne plus à avoir recours à des dizaines d'intermédiaires au moment de la distribution d'un album

Mouais
On a plus généralement aussi une impression de suffisance, autosatisfaction , voir de lassitude comme si les musiciens de ce groupe qui a marqué son époque savaient qu'ils n'avaient plus rien à prouver ou même qu'ils avaient fait le tour de la question et de leur art
Alors le début de la fin pour le quintet d'Oxford ?

Difficile à dire
Comme il est aussi difficile de faire la part entre ce qui est sans doute de la lassitude devant des questions peu originales et pas très pertinentes, de la paresse à fournir des réponses réellement dignes d'intérêt à des questions répétitives et une attitude je-m'en-foutiste à la Arctic Monkeys consistant à se moquer de tous les acteurs de l'industrie musicale et en premier lieu des journalistes

Alors le futur de la musique par Radiohead ?

No futur

 

 

Publié par volfoni77 à 11:56:50 dans gros plan | Commentaires (1) |

PJ HARVEY nous émeut encore | 13 décembre 2007

J'attendais son retour avec impatience


En tout cas au moins autant que celui de l'islandaise Bjork


 
Il faut dire que depuis ses débuts et les premiers accords (sales) de « Dry » PJ est un peu ma muse, ma marraine en quelque sorte, celle qui m'a converti au rock indé et qui m'a définitivement fait passé du côté obscur celui de l'underground
Autant dire...pas touche !


Mais lorsque la plupart de ses fans ne jurent que par ses albums bruts et radicaux comme « To bring you my love » ou le dernier « Uh uh her » je lui préfère sa facette pop, lumineuse comme sur des titres tels que « Angelene » sur « Is this desire » ou « A placed called home » ou encore le flamboyant duo avec Thom Yorke « This mess we're in » sur  « Stories » (j'ai d'ailleurs une tendresse particulière pour cet album qui est un peu le  mal aimé de ses disques)
C'est donc avec un mélange de stress et d'excitation que je m'apprêtais à accueillir le retour de l'anglaise
 

Elle m'a pour le moins surpris
La pochette du cd d'abord : Polly Jean dans une tenue blanche immaculée avec une coiffure qu'on devine victorienne et les mains croisées ... ça frappe l'imagination !
Le contenu ensuite...
C'est la grande nouveauté de ce septième album, la belle a choisi le. ..  piano
Quoi ?? Pj Harvey sans six cordes ?? est ce possible
 

Et oui, celle qui aime toujours surprendre a sur pour ce « White Chalk » remisé son instrument pour la troquer contre les sept octaves d'un piano
Il fallait oser
 

Le résultat est cependant à la hauteur : au départ déroutant, « White chalk » se révèle majestueux, splendide bref d'une grande beauté (et d'une grande tristesse également)
« The devil », « When under ether » « The piano » « Dear darkness » sont des chansons superbes
Le changement d'instrument n'y change rien
Polly Jean Harvey n' a rien perdu de son immense sens du songwriting
A croire que même accompagnée d'un triangle et d'une guimbarde, elle serait encore capable de composer de grandes chansons
 
Un piano et une voix donc sur ce disque vraiment minimaliste
Mais pas n'importe quelle voix
La deuxième nouveauté sur « White Chalk' c'est que Polly jean (c'est décidé si j'ai un jour une fille je la prénomme Polly Jean) a décidé d'explorer ses capacités vocales avec un tout nouveau timbre  aigu et haut placé qui déroute à la première écoute et envoûte complètement par la suite
 
Derrière ce disque intimiste (qui fait parfois penser à certains albums de Tori Amos)  il y a un grand nom : John Parish, producteur (aux côtés de l'habitué Flood) de ce « White chalk »
 

Convoqué par la dame du Dorset (mais c'est où au fait le Dorset ?) Parish a le bon goût de ne pas en rajouter, d'habiller les mélodies de Miss Harvey avec un minimum de sons et d'arrangements, ce qui est très bien vu  
Une pincée de batterie par ci, quelques cordes et des chœurs ici et là et pas grand-chose de plus
Pour le reste, laisser le charme (et la dame) agir
 

Certes « White chalk » ne fera pas se trémousser dans les chaumières et invite davantage au reccueillement et à la méditation qu' à la fiesta mais ce n'ést pas ce qu'on lui demandait de toutes façons
 

Sans être le meilleur album de l'anglaise ni le chef d'œuvre annoncé, « White chalk » est un très beau disque, très émouvant, bouleversant même parfois (« The mountain »)

 Parfait pour s'endormir

Merci


 
http://www.myspace.pjharvey

Publié par volfoni77 à 17:02:41 dans gros plan | Commentaires (0) |

GROS PLAN : BAND OF HORSES | 07 décembre 2007

Ce nom ne vous dit peut être pas grand chose

Pour les amateurs de pop indie aérienne il n'est pas inconnu

En 2005 sort un album intitulé « Everything all the time » premier disque d'un nouveau venu originaire des Etats-Unis répondant au nom de Band of Horses

Envoyé par le label mythique Sub Pop (dont la réputation en matière de défricheur de talents n'est plus à démontrer) le combo s'impose en quelques semaines avec notamment un titre majeur du disque « The funeral » (à ne pas confondre avec « Funeral » le premier opus des canadiens d'Arcade Fire)

En quelques semaines, le morceau devient en quelques semaines un des titres les diffusés sur les radios universitaires américaines

A tel point que ça en devient pervers et gênant pour le groupe lorsqu'il joiue sur scène, une certaine partie du public venant aux concerts de Band of Horses uniquement pour réclamer « The funeral » un peu comme pour Radiohead à ses débuts et « Creep
La rançon du succès mais tout de même !

Deux ans ont passé et Band of Horses est de retour en cette fin d'année avec un second album « Cease to begin » qui a tout du second disque réussi

Rien n'à changé chez les américains : après quelques arpèges en guise d'intro, on retrouve le son immédiatement identifiable de Band of Horses : mur de guitares lorgnant parfois vers le post rock, surmonté d'une voix au timbre particulier, qui évoque à la fois David Friedman (Mercury Rev) et le vieux de la vieille Roger Hodgson (ex supertramp)

Mais sur « Cease to begin » on retrouve surtout la capacité de Band of Horses de composer des chansons qui deviennent des hymnes immédiatement

Cette fois-ci c'est le titre « Cigarettes, Wedding bands » qui reprend le flambeau de «The Funeral » et vous file le grand frisson à la première écoute

Même tourbillon de guitares, même puissance sonore et surtout même refrain que l'on retient immédiatement

Vous avez dit fédérateur ?

Mais sur « Cease to begin » il y a aussi d'autres perles

Les morceaux « Is there a ghost”, “«Ode to LRC », « No one's gonna love you » sont de vrais bijoux de pop àa la façon des Shins ou de Mercury Rev

Seul défauty (le même que sur le premier album) ces chansons folk/country un peu plates et mièvres qui n'apportent pas grand chose si ce n'est permettre d'atteindre la durée (encore trop courte) du disque

Alors capable du meilleur comme du pire Band of Horses ?

Certains titres étant (le splendide « Islands on the coast ») étant de toute beauté on leur pardonne beaucoup

Avec cet album, Band of Horses confirme bien qu'il est un des groupes actuels les plus talentueux et un des plus beaux espoirs de la nouvelle scène indé américaine

A surveiller de près pour les années à venir

www.myspace.com/bandofhorses

Publié par volfoni77 à 17:29:11 dans gros plan | Commentaires (0) |

Rock anglais : la troisième vague | 30 novembre 2007

Rock anglais : la troisième vague 


 Ca suffit n'en jettez plus !
 
Encore un peu et ça serait des coups à filer des complexes éternels à nos petits groupes d'ici
Rendez-vous compte, cette année on a d'abord eu droit aux nu-rave Klaxons, avant les electro rock de The Sunshine Underground et les jeunes pousses scottish de The View et des Fratellis
Excusez du peu...
 
Au printemps, quelques petits nouveaux sont venus s'ajouter à cette liste déjà longue avec des patronymes comme The Maccabees, Mumm' ra, The Pigeon Detectives ou encore Good Shoes qui sont venus rafraîchir l'air pop du moment  
Mais ça ne suffisait toujours pas
 

Ces derniers mois, l'Angleterre nous a encore sorti des formations talentueuses venues de nulle part
Ou plutôt si , de son immense vivier : je veux ainsi parler des trois petits nouveaux (avant les prochains) qu'on annonce dors et déjà comme de futurs grands : Cajun Dance Party, Jack Penate, et les furieux des Wombats dont le single « Let's dance to Joy division » est déjà (presque) sur toutes les lèvres 
 

Nous autres pauvres habitants de l'Hexagone qui peinont à sortir une poignée de disques par an de groupes à guitares vraiment originaux et frais (cette année Hushpuppies , Deportivo, Luke et c'est tout ?) devont bien reconnaître que si en matière de ballon rond  nous sommes plutôt en avance sur nos voisins britanniques,  en ce qui concerne le rock et la pop à guitares il nous reste encore énormément à apprendre
 

L'Angleterre ça serait un peu comme le Brésil en football : un pays formateur, d'une richesse inestimable en talents de tous ordres, qui vient ensuite les montrer au monde entier par le biais des ondes et des festivals
Si la France est le pays de la chanson à texte sans conteste, le Royaume-Uni est bien le véritable berceau de la pop avec des groupes majeurs comme les Beatles, les Stones, les Kinks, les Who, Queen, les Smiths et aujourd'hui Radiohead (pour ne citer que les plus célèbres) qui raisonnent comme autant de classiques et de références du genre
 

A entendre les compos de ces trois petits nouveaux venus d'Outre-Manche, je crains bien que pour ce qui concerne la pop à guitares nos petits frenchies aient un retard irrattrapable  
 

www.myspace.com/cajundanceparty 

www.myspace.com/jackpenate

www.myspace.com/thewombatsuk

 

Publié par volfoni77 à 12:46:13 dans gros plan | Commentaires (0) |

Gros plan : le retour du Boss | 26 novembre 2007

Sonnez tambours, raisonnez trompettes Le boss est de retour

Et cette fois-ci accompagné de son légendaire groupe le fameux E Street Band de Philadephie

Depuis plusieurs années on avait pris l'habitude de l'entendre nous chanter ses engagements en faveur de cette Amérique des couches populaires sur des albums à couleur folk parfois sous estimés comme le splendide «Ghost of Tom Joad » qui doit dans toute bonne discothèque digne de ce nom

Cette année c'est sous sa facette (rock) la plus connue qu'il est de retour, celle de l'homme à la Fender Telecaster auteur de tubes comme « Born to run » « Darkness of the egde of town » « Born in the USA »

Pour le meilleur (« Born to run») ou pour le pire (The rising ») ?

Plutot le meilleur on dira

Le morceau titre est lui-même une grande chanson et l'ensemble de l'album tient largement le pavé

Mais on reste quand même un peu sur notre faim avec ce « Magic »
Pour un «Devil's arcade » un »Long way home » combien de « You'll be comin' down » et de « Living in the future » avec leur incontournables solos de saxo (celui-là il faut qu'il l'avale!) où le boss fait le boulot sans plus

La production trop proprette (Brendan O' Brien) y est certainement pour quelque chose

En tous cas le come-back de cette star méritait davantage

Mais alors me demanderez-vous pourquoi s'embêter à faire un compte-rendu pour un disque qui n'enthousiasme que de façon ponctuelle ?
Réponse pas sérieuse: pour qu'en ce début de semaine vous ayez quelque chose à lire évidemment!

Réponse (un peu) plus sérieuse : parce qu'avec celui du toujours vert (et canadien) Neil Young et avant l'arrivée sur les écrans (mais le verra-ton ici ?) du prochain film biopic sur la légende Dylan, le retour de celui qu'on appelle le Boss ses concerts souvent homériques marque celui de la grande tradition musicale folk américaine, celui des Cash, Tom Petty, Still, Nash etc dont Springsteen est un héritier digne et marquant

Récemment mis à l'honneur par le duo Chassagne/Butler d'Arcade Fire (qui l'a rejoint sur scène et dont le dernier « Neon Bible » prouve la grande influence de l'œuvre springsteenienne sur l'écriture de Win) le natif de Philaldephie est un protest singer comme il en reste aujourd'hui peu et qui aura marqué de son empreinte l'histoire de la musique populaire

A bientôt soixante piges, Springsteen n'a rien de plus perdu de ses convictions et de ses engagements en faveur des sans grade et des laissés pour compte de cet american way of life qu'il combat par-dessus tout

Pas indé ni underground le boss mais toujours utile et ... un bon gars assurément

Publié par volfoni77 à 17:28:06 dans gros plan | Commentaires (2) |

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