• SKIP THE PONK

     

    Ils avaient été la bonne surprise de 2012. Un premier (en fait le second) album intitulé Can be late et un rock cocktail énergisant de riffs et de refrains ravageurs, de rythmes disco, le tout surrélevé par le chant du fou furieux Matt Bastard.

    La France du rock découvrait alors Skip The Use, une escouade lilloise jouant un rock (en anglais) aux accents electro alors peu représenté dans le paysage rock hexagonal

    Le choix de ce style très en vogue rapprochait immédiatement le combo de formation fameuses telles que Gossip ou Bloc Party (à qui ils étaient alors souvent comparés).

    Succès populaire, buzz et reconnaissance par le milieu (Victoire du meilleur groupe en 2013) , le second album était donc précédé d’une attente à la hauteur de cette agréable surprise .

    Lundi dernier est donc paru Little Armageddon, le nouveau Skip The Use.

    Douze titres enregistrés en compagnie du renommé Dimitri Tikovoï (Placebo, The Horrors, John Cale, Goldfrapp, Sissor Sisters…) et du mixeur Adrian Bushby (Muse, Foo Fighters, Jamiroquai).

    Des noms ronflants , c’est dire si désormais STU joue dans la cour des (soit-disant) grands.   

    Un gros son (FM), des guitares, des rythmes dansants, on a déjà entendu ça au moins une fois sur quelque station de station rock que ce soit. Mais il faut bien reconnaitre qu'on n’écoutait pas jusque là le groupe lillois pour la qualité de ses textes )ni pour son originalité) mais surtout pour l’énergie communicative et sa générosité sur scène.

    Alors, le quintet nordiste a-t-il su préserver l’essentiel, à savoir cette (relative) fraicheur avec troisième second volet ? 

    La réponse est positive. 

    Sans rien changer à sa formule de base, STU transforme donc l'essai avec cette galette réussie.

    Les grosses guitares sont de nouveau de sortie ("Second to no one"), les refrains énervés, de même que les basses et les rythmiques discoïdes. Bref, rien n'a tellement changé chez les lillois depuis Can be late.

    "Namless world" et "Birds are born to fly" sont les incontournables singles qui feront à n'en pas douter le bonheur des stations de radio telles que le Mouv ou Ouï FM.

    Le premier titre en français «Etre heureux » ne changera pas la donne de cette musique faite avant tout pour s'amuser et bouger entre potes. Pas d’intrusion ici d’éléments de poésie ou d'engagement à la Noir Désir. Non, du fun toujours du fun.

    Malgré une production très ambitieuse, STU demeure donc un groupe de rock (FM) sans grande prétention.

    Alors puisqu’ «il faut être heureux » comme le chante Matt, je m’attarderai peu sur cette galette (comme sur celles des Shaka Ponk).

    Sans rancune. 

    http://www.musicme.com/#/Skip-The-Use/albums/Little-Armageddon-0602537693047.html

     

    MBPR

     

     

     


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