• Retour sur le concert d'A SINGER MUST DIE au Grand Théâtre d'Angers (avec KRAMIES)

                 

                       

     

    Moments uniques, rares, certaines dates semblent avoir été bénies des Dieux.

    Ce fut le cas ce mercredi 8 avril 2015.

    Un jour pas ordinaire car celui d’un évènement à ne manquer sous aucun prétexte : le show du groupe angevin A Singer Must Die au Grand Théâtre d’Angers en symphonie avec un grand orchestre classique.

    Un projet audacieux et aventureux, relevant tout autant du fantasme que du pari fou tant le pari de faire jouer un groupe pop/rock avec une formation classique n’est jamais gagné d’avance. 

    A SinGer Must Die est un sextet pop/rock fondé en 2007 qui tire ses influences des grands noms de la pop britannique (David Bowie, Divine Comedy, Beatles, Tindersticks)

    Ce soir-là le groupe angevin avait mis les petits plats dans les grands allant jusqu’à inviter un jeune chanteur américain, Kramies et sa dream pop, à partager l’affiche.

    Après une introduction en forme de poésie parlée, les musiciens de l’Orchestre de Chambre d’Anjou font leur apparition sur scène, rapidement suivis des six membres d’ASMD.

    Avec sa trentaine de musiciens, le Grand Théâtre d’Angers a des allures de Royal Albert Hall ce soir.

    Un superbe mouvement instrumental pour démarrer et c’est « Still Worlds » qui lance le concert suivi d’un « Christmas Will Never Be As It Was » de très belle facture.

    Emmené par un Manuel Ferrer en voix et en grande forme, le groupe affiche ce soir les beaux progrès réalisés depuis sa création en 2011

    Les cordes de l’OCA se mêlent parfaitement aux sonorités électriques du collectif angevin, l’ensemble formant un tout harmonieux.

     Alternant climax émotionnels et passages énergiques flamboyants, A Singer Must Die  n’oublie pas d’ajouter quelques belles surprises comme  ces duos avec le chanteur anglais Sutties Lea ou le superbe «A Right Arm Beyond Love » avec la chanteuse Liva Zafimehy.

    «The Fortress »,«The Majestic Walk », les titres de Vénus Parade s’égrènent au fil des minutes. Le groupe ne baisse pas de pied.

    Un second interlude (toujours en forme de poésie parlée) et c’est déjà le retour de nos angevins avec les harmonies d’« Opening Night » le superbe ’instrumental aux accent de western qui ouvre l’album Vénus Parade.

    Généreux, le groupe nous gratifie de titres inédits tels que ce « Canal St-Martin » nouveau titre épique dont on a hâte d’entendre la version studio.

    Un dernier mouvement instrumental et c’est (déjà) la fin.

    Enfin pas tout à fait car la soirée ne serait parfaite sans un ultime morceau de bravoure.

    Ce sera « Perfect Day », une cover d’un des classiques du répertoire du regretté Lou Reed en duo avec l’américain Kramies.

    De la haute voltige vocale et un très bel hommage rendu au défunt fondateur du Velvet Underground

    Un dernier titre et c’en est terminé.

    Les musiciens se lèvent et saluent un à un leur audience.

    «On l’a fait» s’exclame alors le chanteur Manuel Ferrer, l’ensemble de la troupe remerciant les spectateurs.

    Le public, debout, ne s’y trompe pas et applaudira chaleureusement la prestation en tous points superbe d’un groupe généreux qui ne triche pas.

    It was a perfect night.

                           

     

    asingermustdie.weebly.com/

     

     

     

     

     


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