•                                  Le printemps blues de BEN HARPER (avec CHARLIE MUSSELWHITE)

     

    En ce début de printemps, le chanteur à la Weissenborn revient avec un nouvel opus (le 15ème) accompagné de son ami l'harmoniciste Charlie Musselwhite .  

    Il s'agit du second volet de cette collaboration qui avait donné naissance à un premier disque paru en 2013 intitulé Get Up(qui a remporté le Grammy du meilleur album de blues).

    C'est à l'occasion d'un titre enregistré en collaboration avec John Lee Hoker qu'Harper et CMW se sont liés d'amitié (longtemps demeuré inconnu, CMW est devenu au fil des années un des grands noms du blues ancestral qui a accompagné les plus grands et effectué une brillante carrière solo).

    Aux côtés de ce grand nom de la musique, l'auteur de "Jah Work" donne ici le meilleur de lui-même.

    10 titres d'un blues roots et moderne à la fois.

    Car c'est d'un disque véritablement anachronique qu'il s'agit ici avec ce No Mercy In This Land. 

    Un album de puriste, dont on pourrait croire qu'il fut écrit et composé par John Lee Hooker ou BB King.. 

    Disque de fan et de passionné, No Mercy In This Land se démarque de la masse des albums par son grande authenticité. 

    Qu'il soit acoustique (le superbe et brûlant "Love And Trust") ou dans une forme électrifiée, les deux compères rendent ici un bel hommage à cette musique sans âge. 

    BH "Ce que je sais, c'est que quand on joue et on chante du blues, on se sent mieux. Alors avec un peu de chance, ceux qui l'écoutent se sentent un peu mieux aussi", espère-t-il.

    C'est cet amour immodéré pour ce style musical que l'auditeur ressentira à l'écoute de cette galette.

    Ses fans le savent, l'ami Ben est (comme un célèbre pesonnage de BD) tombé dans la marmite tout petit déjà. Le chanteur californien a en effet grandi au milieu du magasin d'instruments de musique de ses grands parents. 

    25 ans après ses débuts, pas grand chose n'a changé chez cet artiste. .

    Héritier de la musique traditionnelle américaine, le californien recycle toujours avec talent et passion les styles de ses grands ainés.

    Artiste caméléon par excellence, BH met ici son art au service du blues et se pose en disciple des grandes figures de cette musique indémodable.  

    Avec ce nouvel exercice de style, le chanteur californien démontre une fois encore qu'il est un des artistes les plus importants de ces trente dernières années et que, la cinquantaine approchante, il a encore de beaux albums devant lui.

    MBPR

     

     Le printemps blues de BEN HARPER et CHARLIE MUSSELWHITE

     

     

     

     

     


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        Aujourd'hui, SG aurait eu 90 ans !

        30 ans, déjà  

     

     

     


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    Trente ans après leurs premiers pas en 1988, le quatuor de Boston effectue en ce début de printemps un nouveau come-back avec un cinquième album intitulé All Nerve.

    Formé à la fin des années quatre-vingt (avec l'aide de Tanya Donelly, transfuge de The Throwing Muses, autre groupe phare de l'époque), ce combo américain s'est très rapidement retrouvé sous les feux des projecteurs.

    Août 1993, parait Last Splash, second opus des Breeders, emmené par le tube "Cannonball".

    Au départ simple projet parallèle, The Breeders est devenu via ce disque, une formation culte de l'indie rock.

    10 ans après un premier come-back avec l'album Moutain Battles, c'est donc d'un nouveau retour qu'il s'agit avec ce cinquième opus paru il y a quelques jours.

    Un disque conçu comme le prolongement d'une tournée évènement qui a vu le groupe célébrer les vingt ans de son Last Splash. 

    Est donc de la partie le line-up originel de cette galette culte : les deux soeurs Deal, la bassiste Josephine Wiggs et le batteur Jim MacPherson. Un casting de haute volée.

    Dès les premières notes de "Nervous Mary", on se retrouve plongé dans l'atmosphère de ces années-là, celle de l'après "Where Is My Mind" et d'avant "Creep" de Radiohead. 

    Les refrains percutants se succèdent aux couplets dépouillés. Une recette connue et exploitée ici à merveille par ces survivants du grunge.

    Rien n'a tellement changé chez Kim et sa bande. Les ingrédients fraicheur, simplicité et énergie brute de la musique des Breeders demeurent et paraissent ici sans âge.

    "Wait In The Car" évoque lointainement "Cannonball" ou le très bon "No Aloha" sur le même disque. Les "Metagoth" ou "Spacewoman" auraient également pu figurer sur Pod, premier essai paru en 1991.

    Une belle candeur et une désarmante fragilité enveloppent encore et toujours la pop énergique des Breeders, comme sur ce fabuleux et habité "Walking With A Killer". 

    Avec All nerve, Les Breeders rejouent la partition d'une époque marquée notamment par un son, celui du producteur Steve Albini, ingénieur du son de Nirvana, PJ Harvey, Sonic Youth et tant d'autres de cette ère du grunge triomphant.

    Hors des modes, la musique de ces américains est de celle que l'on écoute sans modération et sans crainte.

    Kim Deal, l'ex bassiste des Pixies, incarne encore aujourd'hui une forme de cool attitude associée à un talent d'écriture unique. Un profil de figure de la musique indépendante que ce nouvel album des Breeders ne viendra en rien écorner.

    Les années passent et le talent intact demeure.

    Une leçon de vie en somme que ce retour d'un des groupes cultes du rock alternatif américain.

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                                            THE BREEDERS :  l'éternel retour 

     

     

     

     

     


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       Le chanteur nantais a publié il y a quelques jours son nouvel album (le douzième) intitulé Toute Latitude.

       Un opus marqué par une ambiance électronique et un propos engagé.

     

     

     

     

     


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