• Que devient ASAF AVIDAN ?

     

    Les plus fidèles de mes lecteurs s’en souviennent peut être : fin 2010, je vous faisais part de ma découverte du moment, un combo rock venu d’Israël répondant au nom d'Asaf Avidan and the Mojos.

    Le groupe emmené par un chanteur aux allures de faux rebelle et à  la voix haute perchée (rappelant celle de Janis Joplin) venait d’exploser avec un premier album intitulé Reckoning . Mon papier se concluait par la phrase : « si les petits cochons ne le mangent pas, Asaf Avidan a tout pour devenir une star ».

    Deux ans après, qu’en est-il ?

    Le band a enchainé tournées, festivals et concerts (parfois en première partie des plus grands tels que Bob Dylan ou Robert Plant), reçu les critiques élogieuses de la presse et leur tube  Weak » a même cloturé  le festival de Cannes en 2010.

    Hélas, trois fois hélas, la fable de La Fontaine s'est une nouvelle fois vérifié. A se vouloir trop gros (et trop rapidement), la grenouille israëlienne a fini par exploser.

    Un deuxième album (acoustique celui-là) puis un troisième album sorti dans un quasi-anonymat, et Asaf annonçant en 2012 qu’il quittait The Mojos pour embrasser une carrière solo sous la bannière Universal. Le changement c’est maintenant. Pour le jeune israëlien aussi.

    Mais ce long préambule pour en venir où au juste ?

    Ce mois-ci est sorti Different pulses le premier album d’Asaf Avidan (sans ses Mojos donc) .

    Un disque qui change pas mal la donne concernant cet artiste.

    Adieu les influences seventies (et par la même les guitares). Place à des ambiances plus intimistes, à des arrangements (en partie) électro.

    On pense à Beck, à Thom Yorke, à Beirut aussi (pour les trompettes).

    Plus grave que sur les albums avec son groupe, le chanteur se veut plus mature, adulte dans un sens.

    Après plusieurs écoutes j’avoue ne pas savoir trop quoi penser de cette galette.

    D’aucuns loueront la prise de risque, la capacité à sortir des sentiers battus de l’israëlien. D’autres (comme moi) éprouveront un sentiment mitigé, ne retrouvant pas sur ce disque la fougue des débuts.

    Asaf Avidan est un artiste surdoué et à présent fort médiatisé.

    Quelque chose me dit pourtant qu’il ne publiera jamais de disque indispensable.

    Plutôt suiveur que guide alors ?

    C’est déjà ça.

     

     

     


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