• MUSE (et ma migraine)

    MUSE (et ma migraine)  Dimanche 7 juin 2015.

     Ciel bleu azur, une température estivale, une victoire du Barça la  veille. .. et si je m’écoutais le dernier album de Muse ?

     (Ceux qui me suivent le savent déjà) MBPR n’est pas très friand de  ce groupe mais il ne demande qu’à être convaincu.

     Quelques clics bien ciblés plus tard, je rapatrie (n'en déplaise à ma  copine Hadopi) le contenu de cet opus sur le disque dur de mon  ordinateur.

     12 titres donc pour un album d’une durée moyenne, qui m’évitera  peut être les traditionnels maux de tête   que votre serviteur peut  attraper à l’écoute des disques de la bande à Matthew Bellamy. 

     « Dead Inside » ouvre l’album. Un morceau énergique, assez typique de ce que fait Muse depuis plusieurs années et qui rappelle «  Undisclosed Desire » sur The Resistance.

    Du pop/rock parfaitement  calibré pour les ondes (rappelez-vous les signes "Uno", "Starlight" "Uprising").

    Un court extrait d’un discours (qu’on croirait tiré du Full Metal Jacket de S.Kubrick) pour lancer le 'déjà) tube « Psycho ». Rythmique martiale, un gros riff (les connaisseurs affirment même que Bellamy le joue depuis longtemps) une basse saturée et les habituelles vocalises aigues de Matthew. Emballé c’est pesé.

    Quelques notes de piano lancent « Mercy » sorte de « Starlight» en plus speed. Du réchauffé.

    Avec « Reapers » Muse ose tout. Solos à la guitar-hero (Stevie Vaï), effets  sur la voix, synthés eighties et riffs heavy, Du Duran Duran (ou du George Michael) à la sauce metal/fusion. Audacieux.

    « The Handler» enfonce le clou de ce rock grandiloquent. Remisées au placard les expérimentations electro des disques précédents, Muse se remet à faire du rock et joue ici à tout berzingue.

    Un intermède parlé (« JFK ») et c’est reparti de plus belle.

    « Defektor» ,futur tube, évoque la manipulation des consciences. Alors Muse comme nouvelle conscience des humains? Why not. Il faut dire que ce septième disque aborde les thèmes du complot et de la manipulation des esprits.

    Atmosphère davantage pop sur « Revolt » qui calme quelque peu le jeu. Bellamy chante ici parfois comme Mika (ou,Freddie Mercury) et nous scande un message d’espoir: « You can revolt » (sous-entendu de l’oppression qui nous guette) nous rassure-t-il.

    La descente progressive se poursuit avec « Aftermath » un titre sur lequel on a d’abord l’impression d‘entendre la guitare de Mark Knopfler ou de The Edge avant de croire avoir le nouveau Radiohead dans les tympans. Bluffant.

    « The Globalist » rappelle les grands délires de l’album The Resistance. Dix minutes sur lesquelles Bellamy se prend pour Thom Yorke (ou Freddie Mercury). Assez vain et inutile.

    Le titre éponyme qui referme l’album est un genre de chorale au goût indigeste qui confirme cette soudaine baisse d’inspiration.

    Qu’importe (et la migraine repointait le bout de son nez).

    Davantage homogène que les précédents disques, le groupe originaire de Devon retrouve ici un second souffle salutaire tout en ne perdant rien de son audace et de sa flamboyance.

    Avec ce Drones, sorte de de concept-album, c’est le retour au rock (davantage à celui d’Absolution qu’à celui d'Original of Simmetry) d’un grand groupe britannique, certainement parmi les meilleurs du moment, qui n’a pas fini de faire parler de lui tant sa créativité et son ambition paraissent sans limite.

     

    Sélection de titres : Psycho, The Handler, Defector, Aftermath, Revolt

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    souris modest
    Dimanche 7 Juin 2015 à 21:19

    Le titre de cet article m'a bien fait marrer, c'est exactement ça ! Hâte quand même de l'écouter cet album qui d'après ce qu'on entend est un retour aux sources

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