• Lettre à DOMINIQUE A

    Cher Dominique,

    Vous m'avez Remué, avez stimulé mes Fossettes, m'avez laissé voir un bel Horizon. Grâce à vous j'ai même pu avoir une Mémoire Neuve.

    Mais, navré de vous l’apprendre, désormais, Tout ne sera plus comme avant.

    La faute à la routine, aux petites habitudes.

    Mais surtout, j’ai l'intime conviction que vous et moi ne sommes pas fait l’un pour l’autre.

    Après plusieurs écoutes, votre nouvel album paru hier qui s'intitule Vers les lueurs me laisse une nouvelle fois dubitatif. Non pas qu'il s'agisse d'un disque médiocre (on parle de Dominique A là, pas de Benabar) mais je reste encore une fois sur ma faim.

    Musicalement c'est pourtant assez brillant ("Loin du soleil", "Quelques lueurs") mais aussi la plupart du temps assez empoulé et plat mélodiquement.

    Les arrangements (mélange d'instruments électriques et de sonorités classiques) sont superbes mais ils ne suffisent pas à masquer le manque d'inspiration dont vous faites preuve sur cette dixième galette.

    Et puis il y a ce sérieu, cette espèce de froideur dont vous faites preuve qui est assez plombant à la longue.

    Ca démarre pourtant bien avec le très chouette "Contre un arbre" et le "tubesque" (pour les ondes d’Inter) " Rendez-nous la lumière".

    Malheureusement, la suite n'est pas de ce niveau.

    "Ostinato" est, ainsi, le début de la fin pour cet album pas autant réussi que ce que l'on pouvait espérer.

    Dominique, comment vous le dire autrement : vous êtes devenus chiant.

    A l'image de vos titres d'albums ("Sur nos forces motrices", "La musique/la matière", "les sons cardinaux") d'une lourdeur rarement égalée, votre musique est devenue barbante.

    La faute a trop de perfectionnisme sans doute.

    Vous devez être un maniaque du moindre détail.

    Vos chansons sont écrites comme des horloges suisses et vos disques règlés comme du papier à musique. Ca manque de vie.

    Il est loin le temps où votre caractère aventureux me séduisait.

    Comme aurait dit Bernie Bonvoisin (qui n'était pas à une tirade philosophique près)  "ça manque un peu de couilles". Il n'était sans doute pas des plus subtils le Bernie mais il n'a pas complètement tort dans le fond.

    Autre chose. Je suis devenu hermétique à votre manière de chanter. Vous êtes le Vincent Delerm de l’indie pop.

    A toujours faire votre chanteur sérieu pour bobos, votre musique est devenu bien trop sage.

    Ressortez vos vieux Casio, je ne sais pas.

    Cher Dom, il est vain de vouloir revivre des moments et des sentiments qui à l'évidence, appartiennent maintenant au passé.

    Bonne route.

     

     

     


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