• Le retour en grâce de BERTRAND CANTAT

    Soyons honnêtes, peu de personnes (votre serviteur en premier)auraient misé quelque euro que ce soit sur le retour en grâce aussi rapide de Bertrand Cantat.

    Pour beaucoup, il était perdu à tout jamais, une ombre, floue, celle d’un ange (noir) déchu cdondamnéeà errer dans les ténèbres.

    Erreur, tel un phoenix, le bordelais sait ressusciter et remonter à la surface. Un phénomène.

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

    Que l’on aime ou pas l’homme (ou le personnage), il est obligatoire aujoiurd'hui de s’incliner devant l’artiste, celui qui, à presquz 50 ans, confirme qu’il est loin d’en avoir terminé avec la musique et qu’il a encore des choses à nous dire.

    Une icône on appelle cela. Un grand homme.

    Cela en choquera certainement certains, mais Bertrand Cantat est peut être un génie. Un humain ultra-talentueux, ultra-intelligent et ultra-sensible. Un peu (beaucoup ?) fou aussi.

    Son album écrit avec Humbert est une réussite toalet.

    Six années se sont donc écoulées avant la sortie de Horizons le premier opus de son nouveau groupe.

    Il n’a pas chômé le bougre depuis sa sortie de prison en octobre 2007, enchainant les collaborations et les featurings de luxe, qui avec le duo Amadou & Mariam, qui  avec Shakaponk, Eiffel etc.

    Six années remplies (on s'en doute) de chagrins, de joies, de travail, de nouvelles rencontres. La vie quoi.

    C’est certainement ce long murissement qui confère à ce disque tout son intérêt.  Car, je dois bien le reconnaitre, cette galette c’est du lourd. Peut être même ce qu’on a entendu de mieux depuis Bleu pétrole de Bashung ou Des visages des figures.

    Vendu au départ comme un album très personnel composé avec le bassiste Pascal Humbert (16 Horsepower, Passion fodder) cet opus se révèle, à l’écoute, bien plus que cela.

    Il serait injuste par exemple de ne pas citer le travail du rennais Bruno Green, un nom qui gagne à être connu de la scène indépendante française et dont l’apport sur ce projet est non négligeable. De la même manière, les cordes de la belge Catherine Graindorge qui apportent toute sa sensibilité.

    Horizons est donc un disque qui a bénéficié de l'apport de diverses collaborations.

    Sans faire revivre (hors sujet) son ancien groupe, le premier cd de Détroit marque le retour d’un artiste majeur et celui d’une personnalité hors norme, à fleur de peau qui a marqué les deux dernières décennies et qui aura tant manqué au paysage musical français.

    Welcome back.

     

     

     

     

     

     


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