• Le disque du mois : MOGWAI "Rave tapes"

    Ils sont sans doute un des combos les plus sous-estimés de la planète pop/rock.

    Eux, ce sont les Mogwaï, cette formation made in Scotland qui, depuis plus d'une décennie, ponctue nos vies de disques à l'atmosphère parfois oppressante mais rarement décevants.  

    Après une bande originale rémarquée pour la série Les revenants (Canal +), les écossais sont déjà de retour avec un nouvel album (le huitième) intitulé Rave tapes.

    Et le crû 2014 est une nouvelle fois très bon.

    Après un premier titre sous la forme d'un crescendo planant (à la Mogwaï donc) le groupe de stuart Brainwaithe se laisse aller à quelques expérimentations en incorporant des sons de synthés analogiqes piqués chez les groupes allemands de la fin des années 70, qu'on qualifie de krautrock (demandez à google si vous ne savez pas).

    Mais que les fans inconditionnels du groupe se rassurent. On est encore très loin d’Indochine ou de Jean Michel Jarre.

    Ces sonorités sont plutôt de celles qu'on retrouve chez Thom Yorke ou chez Yann Tiersen. Vous voyez un peu le genre?

    Les trois premiers morceaux, « Heard about you last night » « Simon ferocious » et « Remurdered » forment ainsi un bloc qui constitue les fondations de ce disque au son massif.

    Rave Tapes commence ensuite à tourner un peu en rond avec « Repelish » et son talk over interrogatif (quand au sens possiblement satanique du « Starway to heaven » de Led Zep). Un peu surfait.

    Heureusement, l’intelligence de ces types et de leur musique n’est plus à démontrer et des pièces telles que « Deesh » (qui rappelle le spleen de The Cure) ou encore le très beau « The Lord is out of control » qui referme l’album procurent chez moi l’émotion nécessaires pour me donner envie de presser à nouveau le bouton « Play ».

    On a d'ailleurs coutume de qualifier la formation de Glasgow de post-rock mais la facette metal est également très présente chez ces écossais. Les riffs lourds de « Master card » ont davantage à voir avec les guitares de Black Sabath qu’avec les douceurs de Mono ou Sde igur Ros.

    Pour le reste, ce Rave Tapes est conforme à ce que l’on peut attendre d’un bon voir d'un très bon album des écossais: un disque de post rock (à 99,9 % instrumental) avec (petite nouveauté) une touche d'électro, à l’ancienne.

    Que demande le peuple ? Un bon disque d'hiver tout simplement.

     

     

    Disque du mois de Janvier

     

     

     

     

     


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