• J'ai vu ROVER

                    J'ai vu ROVER

     

     

    Février 2016. 

    Depuis le 11 janvier dernier et le décès brutal de qui-vous-savez, le monde de la musique pop est en mode chagrin, endeuillé qu'il est par la perte brutale d'un de ses plus glorieux représentants.

    Passé ce funeste jour, il est de bon ton d'observer avec un oeil bienveillant tout ce qui de près ou deloin ressemble à l'auteur de Starman ou de Ziggy Stardust.

    Chez nous, il y a Rover, ce chanteur remarqué il y a trois ans avec un premier album éponyme et un single accrocheur 'Aqualast".

    La semaine dernière, le chanteur aux lunettes fumées était programmé dans la petite salle du Chabada d'Angers.

    Le musicien a fait paraitre en novembre dernier Let It Glow son second effort.

    Un disque au charme discret et qui ne se laisse découvrir et apprivoiser qu'après de nombreuses écoutes. 

    Après une première partie plutôt insipide (sitôt écoutée,sitôt oubliée) le groupe accompagnant le chanteur sur scène apparait sur la scène du Chabada.

    Première constatation: la batterie est installée au devant de la scène, au même niveau que le pied de micro du chanteur.

    Ne tarde pas à suivre l'imposante silhouette de Rover que le public angevin accueille avec chaleur.

    Vêtu d'un blouson de cuir et d'une guitare Rickenbacker en bandoulière, l'artiste semble être d'humeur badine.

    Aux spectateurs angevins venus en nombre assister à son concert, il confie apprécier la ville, son climat et confesse même y avoir même quelques souvenirs... personnels.

    On n'en saura pas davantage, le chanteur aimant cultiver un certain mystère.

    Le concert lui, est plutôt décevant.

    Peu de moment de grâce." Aqualast" le single est interprété sans passion.

    Une heure de show au cours duquel Rover semble expédier les affaires courantes.

    Le chanteur se montre même quelque peu désinvolte voir hautain à certains moments.

    Chanter est un métier de communicant et donner, partager sont les verbes qui l'accompagnent ou qui devraient l'accompagner.

    Rover (de son vrai patronyme Timothée Régnier) n'a sans doute pas envie de tout cela.

    Avec son karma de fils de très bonne famille, il ne donne sur scène que le strict minimum.   

    S'adressant au public sur un ton mi-moqueur mi condescendant, notre géant semble peu à l'aise dans ce rôle de frontman-animateur qu'il peine à assumer

    Solidement cuirassé dans son blouson de cuir noir, il se sent au dessus.

    Au dessus de son groupe, au-dessus de son public, voir même de ses chansons.

    A un spectateur qui lui demande une reprise de Bowie, il répond "Il n'y a pas écrit I-Tunes sur mon front". Il concédera bien un "We could Be Heroes" mais sans conviction et intégré sur dans une de ses chansons. Il ne faut pas déconner tout de même.

    Un rappel convenu (trois morceaux tout de même) et Rover s'en va. Seul, sous la lumière des projecteurs, laissant aux membres des son groupe le soin de conclure le set.

    Les lumières rallumées, c'est avec une certaine froideur qu'il concédera néanmoins à serrer quelques mains des groupies au premier rang.

    En oubliant ce qui fait le charme et la sève d'un artiste, c'est à dire la générosité (sur scène notamment) Rover agace et irrite.

    Se rêvant davantage en Franz Lizt qu'en David Bowie, il créé même par instants un certain malaise.

    N'est pas David Bowie qui veut.

    MBPR                                      

     

                         

     

     

     

        

     


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