• Gros plan : THE NATIONAL, éloge de la constance

                             La petite musique de THE NATIONAL

     

    Des formations indie attendues cette année, The National est sans doute la moins tapageuse.

    Aucun buzz savamment orchestré pour prévenir du retour de cette formation réputée pour sa discrétion et son élégance.

    Formé dans les dernières années du siècle précédent, ce quintet basé à New-York (Brooklyn) est devenu au fil albums une valeur sure du rock indépendant.

    Si le dernier album Trouble Will Find Me avait pu laisser transparaitre un sentiment de sur place ou de baisse d’inspiration, le temps pris (quatre ans) cette fois pour enregistrer son sucesseur ne pouvait que laisser augurer d’un album un peu plus abouti.

    le petit nouveau démarre en, douceur avec un piano brumeux, celui de « Nobody Else will be there » un titre qui nous introduit dans cette nouvelle livraison. C’est propre, posé, presque contemplatif.

    Changement radical d’atmosphère avec « Day i Die » toutes guitares et roulement de batterie dehors. Matt Berninger se pose ici des questions existentielles "The Day i Die where will we be". Un titre sans surprise.

    Retour au spleen avec «  Walk it Back », un modèle de morceau triste et classieux à la fois. Avec son timbre profond, Berninger semble s’adresser directement au tympan de l’auditeur. A noter les premières sonorités électroniques qui laissent présager de nouvelles orientations musicales.

    Place au tube (avec ce que cela requiert de guillements pour un groupe come The National) révélé en premier sur la Toile. « The System Only Dreams In Total Darkness », une pièce avec laquelle le groupe fait parler quelque peu la poudre. Efficace à défaut d’être génial.

    Retour à la douceur avec « Born to Beg » qui nous berce de sa tendre mélancolie. Berninger possède ce don précieux de charmer avec des mots délicats.

    Les cinq premiers titres de ce Sleep Well Beast sont passés et le contrat est déjà rempli de ce nouvel album qui quoi qu’il arrive ne pourra se transformer en une très grande déception.

    Les guitares énervées et les batteries furieuses effectuent leur retour sur le lourdeau « Turtelneck ». Un poil convenu et trop prévisible.  

    Retour au climat clair-obscur avec l’introspectif « Empire line ». Un morceau beau et profond (malgré un final raté) comme les fans de The National les affectionne. « Cant you find the way? » s’interroge Berninger.

    Avec « I’ll Still Destroy You »,The National se découvre en groupe aventureux et joueur osant se prendre le temps d'un morceau pour Radiohead (celui de Kid A). Bof.

    Le beau « Guility Party » et ses accords de piano nous replonge avec délicatesse dans cette atmosphère mélancolique que The National sait créer avec une maitrise qui n'est plus à démontrer. Un morceau gâché selon moi par les roulements de batterie irritants de Bryan Devendorf. Dommage.           

    Les accords lumineux et inspirés de « Carin At The Liquid Sotre » renouent avec la veine des débuts de The National des débuts, ceux des « Slow Show » ou de « Mistaken For Strangers ». un titre Imparable.  

    « Dark Side of the Gym ferait passer, le « Streets of Philadelphia » du Boss pour un morceau de salsa ou de zouk love. C’est beau, pénétrant et triste à la fois. 

    Taquins, les new-yorkais clôt leur album avec un titre plutôt iconoclaste, l'éponyme "Sleep Well Beast» et sa boucle électronique. Etonnant.

    Peut être est-ce là une façon de donner rendez-vous pour le prochain album qui pourrait être très différent de celui-ci ou bien une manière de démontrer plus de 15 ans de carrière, The National est libre et n’a plus rien à prouver?

    Quelques part situé entre U2 (celui d'avant Joshua Tree), Coldplay (celui de Parachutes)  Interpol, The National est un groupe de musiciens attachants qui ne comptent pas parmi les plus douées mais qui brillent r par leur constance et leur légendaire discrétion.

    Un modèle à suivre?

     

      

     

     


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