• Gros plan : SIGUR ROS

    Je les ai pendant longtemps pas très bien considérés.

    Non pas qu'il s'agisse d'un groupe moyen mais dans la galaxie post-rock, Sigur Ros était pour moi le vilain petit canard, le parent pauvre, un genre d’arnaque.

    Oh bien sûr, le premier opus (qui en fait ets le second) Agaetys Byrun, m’avait séduit, envouté presque.

    Je n’étais alors que peu au fait de cette musique qu’on qualifie de post-rock.

    Sigur Ros fut alors le guide parfait pour partir à la découverte de cet univers, de cette kyrielle de groupes experts en crescendos instrumentaux, en montées et descentes le plus souvent instrumentales.

    De ces islandais trop bien perçus, je suis donc passé à des formations plus underground tels que les canadiens deTortoise et GYBE, Mogwaï, Mono, Explosion in the Sky, Mum, Kwoon.. autant de formations essentielles de part leur contribution (instrumentale le plus souvent) à la petite musique post-rock, ce genre à part.

    Et dans le même temps, les islandais ne faisaient que me décevoir albums après albums. Les écoutes de Takk puis de l'album au titre d'une longueur incroyable (paru en 2008) m'avaient laissé sur ma faim.

    La musique de ce groupe m’a toujours rendu à vrai dire quelque peu frusré. A l'écoute de leurs longues progressions je me disais.. ouais c’est pas mal.. mais ça pourrait être tellement mieux, tellement plus fort.

    J'avais le sentiment d'un groupe un peu autiste, presque psychorigide. Ca manquait de vie.

    Au point je ne me suis pas préoccupé de leurs dernières productions.

    Et puis il y’ a eu Valtari paru au printemps dernier. Un disque (le cinquième) paru un peu dans l’anonymat dont je n'attendais pas grand chose et qui a réveillé mon intérêt pour la formation venue du pays de Bjork.

    Huit titres (les albums courts auront toujours ma préférence) d'une musique apaisante, contemplative, aérienne (varuo notamment) comme je n’en avais plus entendu chez eux depuis le fondateur premier album.

    A l'écoute de cette succession de titres planante, on ne s'imagine pas Sigur Ros composé d’être humains, mais plutôt d'elfes peuplant les geysers islandais, de créatures ne communiquant que par le biais de la musique et de leurs instruments.

    Bienvenu au pays de l'étrange.

    Oserais-je alors employer le qualificatif d'album de la maturité ? Un petit paradoxe pour un groupe dont la musique m’a toujours parue tellement calculée, propre, consensuelle presque.

    Mais Sigur ros ne sera jamais Coldplay.

    Et c’est tant mieux.

     

     

     


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