• Gros plan : retour sur "Zeitgeist" THE SMASHING PUMPKINS

    L'été on se relaxe, on bronze, on glande...

    On en profite aussi aussi parfois pour revenir vers des disques que l'on avait pas eu le temps d'écouter en profondeur et que l'on avait mis de côté, certains que l'on était d'y retourner à un moment ou à un autre

    Parmi ces disque qui n'ont pas reçu le traitement qu'ils exigeaient, Zeitgeist, sixième album des Pumpkins (si l'on ne compte pas l'album MACHINA II/The Friends & Enemies of Modern Music librement distribué sur internet) qui marque le retour d'un grand groupe et de son cerveau le chanteur/guitariste Billy Corgan

    Huit années se sont écoulées entre la parution du dernier opus des citrouilles et cet inattendu retour
    Huit ans durant lesquels ce combo n'a pas trouvé de successeur sur la planète indé
    Et pour cause, on ne remplace pas si facilement un groupe dépositaire d'un son, d'une esthétique et d'une personnalité si forte que celle des Citrouilles de Chicago auteur, en pleine période grunge ou post grunge, d'une poignées d'albums classiques tels que "Siamese dream" "Mellon Collie and the Infinite Sadness" ou "Adore"

    On pensait alors le groupe appartenir définitivement à un glorieux passé et son leader perdu pour la cause rock

    La faute à un split officiel ayant eu lieu en 2000 et à deux nouveaux projets (un nouveau groupe Zwan et un album solo) qui ne convainquérent pas grand monde

    Malgré tout son talent, ces deux échecs artistiques et commerciaux confirmaient une chose : la tête pensante des citrouilles n'est rien sans un groupe digne de ce nom et surtout, sans son frère de musique, le batteur Jimmy Chamberlain deuxième pilier du groupe

    Aussi lorsque le groupe annonce sa reformation officielle le 21 avril 2007, on n'est pas totalement surpris, les projets individuels de chacun s'étant soldées par des bérézinas 

    Un concert en première mondiale est donné à Paris au Grand Rex le 22 mai 2007 (certains s'en souviennent encore) puis arrive le 7 juillet 2007 (07-07-07...),date de sortie du nouvel album qui s'intitulera  "Zeitgeist" (en allemand l'esprit du temps)

    Deux membres historiques (la bassiste darcy et le guitariste James Iha) ne sont pas de l'aventure mais qu'importe la machine est à nouveau relancée et on va voir ce que l'on va voir

    La jacquette de l'album annonce la couleur : rouge vif, avec la statue de la liberté qui s'enfonce dans une mer rouge de sang... 

    on croit comprendre le message
    Corgan annonce le déclin de l'Amérique, sans doute celle à laquelle il croyait .. on est en pleine guerre d'Irak
    Démago le leader des Pumpkins? Peut être

    On introduit la galette dans son lecteur favori et on ouvre grand ses oreilles
    Démarrage en trombe avec un premier titre Doomsday Clock, intro parfaite à ce déluge sonore
    Guitares lourdes, batterie monumentale (Chamberlain n'a peut être jamais aussi bien joué), les Pumpkins ne font pas dans la délicatesse mais ça tombe bien ça n'est pas ce qu'on leur demande

    Qu'est ce que ça fait du bien d'entendre à nouveau ces sonorités heavy au service de chansons pop très bien écrites
    ça déménage comme dirait l'autre

    La batterie est énorme,  les singles "Tarantula" ou "That's the way" sont des classiques instantanés
    ZeitGeist renoue avec les meilleurs moments de Gish ou de Mellon Collie
    Et puis il ya le grain de voix de Corgan, ce timbre unique dans le petit monde de l'indie, à la fois capable d'hurler et de vociférer comme de souffler le vent et l'air

    Il pourrait interpréter des chants du troisième reich qu'on trouverait ça beau sans doute

    "United states" est un morceau bravoure : plus de dix minutes d'une orgie sonore impressionnante ...  

    "fight, I wanna fight .. revolution !" hurle Corgan et nous avec
    La veine pop du groupe est aussi bien représentée avec "Neverlost" ou"    qui conclut magnifiquement le disque
    La production du disque est aussi formidable, le son ayant été travaillé impeccablement afin de conférer à ce disque un caractère résolument moderne

    Disque radical et retour gagnant donc pour Corgan et ses sbires avec ce Zeitgeist massif à ranger aux côtés des superbes Gish ou Mellon Collie
    Machine à tubes et sorte de chainon manquant entre la new wave britannique et le grunge américain et , je place sans problème ce groupe dans mon top 10 aux côtés des Pixies, REM, Radiohead et autres Cure

    Pour info, le groupe a sorti en début d'année un EP acoustique intitulé "American gothic"

    Vivement le prochain 




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