• Gros plan : Oceania

    (Qui aime bien...)

    C'est vrai, je n'ai pas toujours été tendre avec le sieur Corgan ces derniers temps.

    La faute aux écarts de conduite du bonhomme, à ses caprices, à mon désappointement quant à l'état des SP depuis des années.

    Mais ma faute aussi. Celle se traduisant par un manque de temps, de recul. etc

    Alors, par empressement ou préjugés, je n'ai pas accordé à cet opus l'attention qu'il méritait.

    Annoncé par son auteur comme un grand crû, Oceania est peut être le meilleur album des citrouilles depuis le double album Mellon Collie.

    Certes ça n'est pas encore du niveau d'Adore ou de Siamese Dream mais c'est du bon Corgan. 

    Passé les deux premiers titres assez bruyants, nous voilà partis dans pour un long périple dans le cerveau de Billy.

    "The Celestials" "Pinwheels" ou "One diamond, one heart" sont de beaux titres qui auraient pu figurer sur Mellon Collie.

    Même privés de ses ex compères James Iha et Jimmy Chamberlain, Corgan démontre qu'il n'a rien perdu de son talent mélodique ni de sa veine créatrice.

    Plus varié que le précédent album Zeitgeist, ce disque est sans doute également le fruit d'un plus long travail de maturation.

    En fait, on retrouve avec Oceania ce qui a toujours été la marque de fabrique du groupe, cette dialectique entre rage et tendresse, colère et douceur.

    C'est d'ailleurs dans cette veine mélancolique et rêveuse que l'ami Corgan n'est jamais aussi bon.

    Oceania se distingue aussi par l'irruption spectaculaire des claviers

    Il en a mis partout l'ami Billy. En intro, en nappe, en soutien des lignes de guitares.

    C'est frais. Ca donne un petit côté années quatre-vingt avec un parfum de grunge. Curieux et doux mélange.

    Et puis il y a la voix de Billy Corgan, ce timbre si particulier, à la fois envoûtant et sensuel sans lequel les compos d'OCeania ne possèderaient sans doute pas cette force.

    Avec cet album lumineux et apaisé, le groupe emblématique de la scène de Chicago effectue là un spectaculaire retour au premier plan qui me laisse à penser que les Pumpkins ne sont peut être pas encore tout à fait occis.

    Seul petit bémol, Oceania ne recèle pas de tube de l'acabit de "Bullet with buttefly wings" ou "Today".

    Qu'importe.

    Nice come back Billy.

     

     


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