• Gros plan : NEIL YOUNG

     




    Il y a des artistes qui forcent le respect...comme des institutions, qu'il est mal vu de critiquer voir d''égratigner

    Le Loner est de ceux-là, de ces artistes dont le seul nom suffit à faire se pâmer des millions de fans admiratifs

    Il faut dire que le passé du cowboy canadien plaide en sa faveur : une trentaine d'album au compteur, des collaborations fructueuses avec Buffalo Springfield, Pearl Jam ou le Crazy Horse, des BO (Dead man)  légendaires et des chansons passées à la postérité comme Heart of gold, Harvest, The Needle and the damage donoe, Rockin a free world etc

    Excusez du peu !

    Le père Young nous est revenu il y a quelques semaine avec un nouvel opus

    Intitulé sobrement Le Noise, il s'agit d'un album bruitiste (tout est relatif) produit par son compatriote Daniel Lanois, aux allures de manifeste engagé contre ce monde malade du 21ème siècle

    La pochette, en noir et blanc et épurée, annonce la couleur : le bonhomme, simplement armé de sa guitare a l'intention d'en découdre

    Le premier accord donne le ton : orageux

    "If you just walk with me, let me walk with you" clame-t-il, habité sur le premier titre "Walk with me"

    On veut bien l'accompagner mais on devine que la ballade ne sera pas de tout repos

    L'orage gronde, le temps est menaçant, l'electricité est de mise

    The noise comporte huit titres dont six sur huit sont d'un rock écorché, brut, sans fioritures comme un coup de poing asséné à la face du monde

    Ni batterie ni basse. Un retour à l'essentiel avec une voix et une guitare mais de grandes chansons

    Sur le Noise, Neil Young a retrouvé la rage... celle, séminale, des disques avec le Crazy Horse

    "Hitchiker" "Sign of love" (petit frère du mythique "Rockin in a free world") ou le très beau (et acoustique) "Peacefull Vally boulevard" sont de véritables morceaux de bravoure

    On entend aussi beaucoup du guitariste de la BO de Dead Man, ce disque diffusant un parfum de désolation et une colère rentrée comme peu de chanteurs sont capables d'exprimer

    Seule petite réserve, la production (bourrée d'échos) de Lanois qui semble plus à l'aise pour mettre en son les guitares cristalines de The Edge que les sonorités heavy de cet album

    Mais qu'importe, à l'heure où certains (Le Boss) se parent de surnoms pompeux, Neil Young s'impose naturellement par sa musique et son songwriting inégalable

    Le patron c'est lui

    Nul doute que le regretté Kurt aurait adoré cet album et ces chansons composées au plus près de l'os

    Une grosse claque

     

     

     

     

     


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