• Gros plan : FOO FIGHTERS

    L'été, c'est aussi pour nous les passionnés de musique l'occasion de combler nos lacunes et d'approfondir notre culture musicale.

    La formation de Dave Grohl ayant récemment fait paraitre  un nouvel album et ayant fait l'objet d'un (très bon) documentaire , je me suis penché un peu plus sur la discographie  de ce groupe qui, allez savoir pourquoi n'a jamais eu trop la cote auprès des connaisseurs/puristes.

    Ca n'est pourtant pas le pedigree de son leader qui doit poser probleme; Ex-batteur d'un groupe entré dans la légende, récemment élu Godlike genius par le magazine NME et réguliièrement invité par des groupes irréprochables tels Killing Joke ou QOSTA le CV de Grohl a tout du  parcours sans faute.

    ll aura fallu pourant plusieurs années à l'ex Nirvana pour ne plus avoir à prouver sa légitmité aux fans du groupe de Seattle et s'imposer en tant que chanteur/guitariste et leader de ce premier combo de l'après Cobain.

    A vrai dire, moi et les FF ça n'a jamais été l'amour-fou. Un symbole : leur concert loupé à 95% à l'occasion de leur premier passage en Franceà l'Elyzée Montmartre, les embouteillages ce soir-là m'ayant seulement permis d'apercevoir le rappel du groupe qui m'avait alors paru plutôt brouillon.

    Pourtant (nourri au grunge que j'étais)  je n'avais pas fait la fine bouche à l'écoute du premier album de ce nouveau groupe, un disque de post-grunge qui reproduisait quasiment à l’identique une petite démo enregistrée sur un quatre-pistes en studio par le musicien quelques mois après la mort de Kurt Cobain.

    La suite fut d'un tout autre tonneau.

    Dès le second album paru en 1997 produit par Gil Norton (Pixies), l'escroquerie me parut évidente : excellent musicien, Grohl né serait au mieux qu'un compositeur honnête, ayant apparement un mal fou à s'affranchir de ses glorieux modèles.

    Dès lors je me suis progressivement désintéressé de cette formation, mon éloignement coincidant pour eux avec un succès commercial grandissant.

    Que voulez-vous, le Radiohad de The Bends et Ok Computer était passé par là.

    Tout au long de ces années, FF ont donc continué de publier à intervalles réguliers des albums qui ont eu pour conséquences de les installer de façon durable dans le wagon des groupes de rock vendeurs, sans que la critique ne les couvre à aucun moment d'éloge ou de commentaire dithyrambiques

    Foo Fighters remplissait les stades, jouait à Wembley, étaient programmés dans les plus grands festivals et était presque autant connu du public jeune (celui du Mouv, de Ouï FM et des jeux vidéos) que la formation mère du regretté Kurt.

    Le public indé lui (celui des Inrocks par exemple) demeurait à quai.

    Cette année le groupe a fait paraitre son septième opus, intitulé Wasting Light.

    Un bon disque de power rock, honnête à l'image de ce qu'est certainement celui à qui on attribue généreusement le titre (honorifique) de "meilleur batteur du monde".

    Attention, cet album comporte unc ertain nombre de bosn titres tels "These days", "Dear Rosemary", "Walk" ou encore l'émouvant "I should have known" composé en hommage à qui-l-onsait au regretté Cobain, mais l'ensemble manque d'originalité, de relief et surprend guère.

    Hélas pour Grohl, son groupe, n'aura sans doute jamais les faveurs du public alternatif indé, celui de Pitchfork ou de Mojo.

    Qu'importe, l'ex-Nirvana continue de vivre ses rêves d'ados (faire venir Bob Mould par exemple, sur son dernier disdque), de s'éclater avec ses potes, de composer de bons morceaux rock qui foutent la pêche.

    Et les clips du groupe sont sans doute les plus fun de toute la planète rock.

    Le (toujours) sympathique Dave Grohl est un sacré personnage.

     

     

     

     

     


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