• Gros plan : ELEFANT ET DIEGO GARCIA

    L'autre jour alors que je promenais sur le site de Morning Becomes Eclectic (KCRW) dans le but (inavoué)) de jeter une oreille en direction de la récente session de l'anglaise Anna Calvi chez l'ami Jason Bentley, un nom et un visage (dans la liste des derniers invités) attira subitement mon regard : Diego Garcia.
    Ce patronyme ne m'est pas inconnu me dit-je.

    Deux clics plus tard, me voilà visionnant la session du précédemment nommé, un beau brun jouant une musique pop aux accents de musique latine.
    Et là le déclic : Diego garcia n'était personne d'autre que le chanteur d'un de mes groupes fétiches de la décennie passée : Elefant

    Elefant était (ils se sopnt séparés l'année dernière) un groupe de NY apparu au milieu des années 2000, dans la foulée des Strokes, Interpol et autres Rapture.

    Une formation qui jouait une pop à guitares teintée du revival rock (les lignes de basse évoquent Joy Division) de l'époque, avec une grosse couleur brit pop (Suede, Pulp).

    Un chanteur charismatique aux accents de Brett Anderson (Suede), une pop à guitares racée et élegante, un songwriting épatant (  les morceaux de ce groupe paraissaient tellement évidents qu'on peut ouvait se demander pourquoi ils n'avaient pas été composées avant) et surtout, des refrains qui restent longtemps en tête.

    Il n'en fallait pas davantage pour que ce groupe (rapidement baptisé du titre de "next big thing" de l'époque) devienne un de mes chouchous du moment.

    Je me passais en boucle les "Misfits", "Bookie", "Sunlight makes me paranoid" .. so addictive.

    Deux ans après, une fois le buzz retombé, le groupe effectua un come-back discographique avec un second album moins médiatisé ets pourtant tout aussi bon, baptisé The Black magic show.

    Malheureusement (les Killers de Las Vegas étaient passés par là), même avec la confirmation que représentait ce second album, Elefant n'eut jamais le succès recherché. Trop brit pop, pas assez new wave ou tout simplement pas assez différencié de leurs concurrents Strokes (voir Interpol), la bande à Diego Garcia demeura donc dans l'ombre.

    Sans doute lassé par ce semi-échec (ou victime du syndrôme des groupes du courant revival), le groupe splittait en 2010.

    Depuis, le beau Diego (à la capacité non négligeable de rebondir) tente un retour aux affaires en réorientant sa musique vers une direction moins rock, mêlant pop et influences latines.

    Un virage latino dont je doute qu'il lui permette de renouer avec le succès d'avec son ancien groupe.

    Qu'importe, en ce long week end de la Pentecôte, j'ai ressorti avec bonheur les albums d'Elefant.

     

    MBPR

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les morceaux de ce groupe paraissaient limpides, évidents, à tel point qu'on pouvait se demander pourquoi ils n'avaient pas été composées avant.

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