• Gros plan : DEPECHE MODE

    Attention, gros morceau.

    Après le retour de Bowie, ce printemps débutant est marqué par un autre come-back (tout aussi attendu), celui d‘un autre nom (catégorie groupe cette fois ) prestigieux de la musique pop  : Depeche Mode.

    Un nouvel album de ces dinosaures de la musique ? Pour quoi faire ?

    Petit préambule  :  je suis né à la musique avec ce groupe. J’avais à peine onze ans lorsque le groupe a explosé avec « People are people » « Just can’t get enough » ou encore le culte « Master and servant ».

    Il n’ya donc pas d’âge pour écouter DM.

    Leur nouvel opus s’intitule Delta Machine (en référence à l’endroit où est né le blues et à leur fidélité aux sons synthétiques) et constitue une nouvelle pierre à leur œuvre déjà considérable.

    J’avoue avoir mis plusieurs écoutes avant de me décider à donner mon avis ici. On ne chronique pas DM comme on chronique Carla Bruni.

    La couleur (noire) est mise d’emblée avec le très dark et prémonitoire  « Welcome to my world ».

    David Gahan nous invite à nous débarasser de nos appréhensions afin de laisser nos âmes se laisser pénétrer par ses injonctions et ses désirs. Bien Mr Dave.

    « Angels » qui suit fait monter la pression et évoque les sonorités de « A pain that i’m used to»  sur Playing With the Angel. Du grand DM (qui déménage) moderne et efficace à la fois.

    Le single « Heaven » (sorte de « Glory box » version new wave) est le morceau d’appel de cet album, celui qui va squatter les ondes pendant un certain temps. Gahan y chante la rédemption et l’amour tel un possédé.

    «Secret to the end» donne envie de se damner pour l’éternité.  La magie (noire) fonctionne toujours.

    Progressivement, ce disque dense et exigeant laisse de côté le Depeche Mode qu'on connait (celui des des tubes) au profit d’un autre, plus aventureux et joueur comme sur ce « My little universe » qui évoque davantage Thom Yorke ou l’electro expérimental que la new wave.

    Là réside sans doute toute la force de Depeche Mode (tout autant que le secret de sa longévité) : les années passant, Gahan, Gore et Fletcher ont conservé intacte leur curiosité et leur capacité à intégrer des éléments de modernité à leur écriture si particulière.

    Comparé au précédent paru il y a quatre ans, Delta Machine est plus chaud, plus organique, avec une couleur blues (« Slow ») par instants. . Martin Gore a notamment renfilé sa Gretsch et retrouvé l’inspiration.   Mais surtout, le groupe a imposé (paradoxe, à l’heure du tout numérique) un son analogique sur toutes les pistes. Et ça s’entend.

    Et puis il y a Dave Gahan. Le chant barython du leader de DM apporte à ce Delta Machine cette couleur noire, quasi-gothique qui fascine toutjours autant les fans.

    La fin me parait un peu moins réussie (surtout « Alone » et le single « Soothe my soul ») mais l’ensemble ne déçoit pas et tient même superbement la route.

    Magnifiquement produit (Flood, Ben Killier) ce treizième album se révèle conforme à ce que l’on pouvait attendre d’un nouveau disque de la part d’un groupe comme DM qui a toujours cherché à se renouveler.

    Un très bon disque d'un grand groupe (qui vieillit bien).

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Elisabeth
    Mercredi 3 Avril 2013 à 21:30
    Delta Machine
    Que peut-on ajouter à ce papier ? Sinon, vivement une tournée! Ce nouvel opus est un véritable coup de coeur. Ce que je trouve bien dans la sortie d'un nouvel album, c'est qu'il nous donne envie, si bien sûr, il vaut le coup, de réécouter les anciens succès d'un groupe donné. Je crois que vous avez donc compris que mes écoutes sont teintées de Depeche Mode mur à mur... ;)
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