• Gros plan : DEAD CAN DANCE

    C’est l’année des come-backs les plus improbables, de ceux de la part de groupes et formations dont on ne pensait plus jamais écouter de nouveaux albums.

    Après les canadiens de GYBE et les américains de Spain, 2012 marque également le retour d’une formation culte dont la seule énonciation du nom suffit aux fans à leur faire avoir un orgasme (si si) .

    Je veux parler de Dead Can Dance, une escouade mythique du label (qui l'est tout autant) 4AD qui a marqué les décennies quatre-vingt et quatre-vingt dix avec une musique inclassable, intemporelle, sorte de croisement entre cold wave du début des eighties et musiques sacrées, tribales,

    Bref, du lourd.

    Le groupe australien n’avait plus rien sorti depuis 1996 et la publication de Spiritchaser.

    Après cet album, le duo Brendan Perry/Lisa Gerrard décide de se séparer afin de se consacrer à ses projets en solo (Lisa Gerrard contribuera à un grand nombre de bandes originales de films tels que celles de Heat ou Gladiator).

    On se dit alors que DCD (l'acronyme du groupe) l’est vraiment.

    En 2005, une tournée mondiale (money money) sera l’occasion de retrouvailles émouvantes et, on peut l’imaginer, d’un retour de flamme, d’une envie de retravailler à nouveau ensemble (info démentie depuis par mes soins.. voir plus bas).

    Anastasis (qui veut dire résurrection en grec) est le nouvel album du combo paru en août dernier et le fruit de cette nouvelle collaboration.

    Un disque long à accoucher et qui réveille les vieux fantômes cold et batcave.

    Sans surprise, le groupe nous ressort là ses vieilles marottes : arabesques et ambiances quasi-orientales, atmosphères gothiques qui vont puiser autant dans les limbes de Joy Division que chez John Barry ou dans les musiques du monde.

    C’est beau, pur, aérien. On est emporté par cette musique céleste, envoûtante qui nous emmène dans un ailleurs plus beau, plus pur (notamment par le biais du tombre de Lisa Gerrard toujours aussi époustouflant).

    Une question demeure cependant: quel intrêt en 2012 d'écouter encore ce genre de musique très datée et marquée ?

    Les puristes et les grincheux vous diront qu'il ne s'agit pas du meilleur album du groupe.

    Qu'importe.

    Plus de quinze ans après son dernier album, les Dead Can Dance reviennent en cette année d'apocalypse maya et nous envoient une nouvelle fois au ciel avec cette musique ensorcelante, unique.

    Merci.

     

     

     

     

     

    PS : après lecture d'un article sur la Toile, il s'avère que mes allégations sont fausses : à la suite de la tournée de 2005, il y avait au contraire beaucoup de tensions entre les deux artistes et ce n'est plus tard que le duo décida de se remettre à nouveau sur la route de la création en vue d'écrire de nouveaux morceaux.

     

     

     


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