• Gros plan : BRUCE SPRINGSTEEN

    En commençant ce blog, je m'étais assigné quelques règles : parmi lesquelles celle de ne pas parler de ce qui ne me procurait pas de sensations agréables. La critique pour la critique, pas chez MBPRi donc.

    L'exception que ce gros plan consacré à celui qu'on surnomme le Boss confirme donc cette règle.

    Il y a quelques jours je vous faisais part de la sortie imminente du nouvel album (le dix septième album) de Bruce Springsteen intitulé Wrecking ball (la boule avec laquelle on démolit les immeubles pour reconstruire par la suite).

    La rumeur annonçai le Boss très en colère (contre la crise notamment) et de retour avec un disque de révolte. On allait voir ce qu'on allait voir..

    Le premier single "We take care of our own" entendu il y a quelques jours n'augurait pas du grand Springsteen : progression d'accords déjà entendue, arrangements louirdaux, le Boss nous avait habitué à mieux ("Radio nowhere").

    Et bien si je vous dit qu'il s'agit sans doute de la meilleure piste des treize plages que comporte cette galette, vous comprendrez alors aisément où je veux en venir.

    Sur ce dix-septème opus, le Boss est juste en panne d'inspiration (ça arrive.. même aux meilleurs). La faute à la perte de frère Clarence Clemons?  Peut être.

    Tout sur ce cd est plat, moyen (ou loupé) : depuis la pochette (d'une laideur extrême, avec un titre qu'on croirait écrit au tipp-ex) jusquau contenu, décevant.

    (n'étant pas anglophone, je ne m'intéresse pas ici aux lyrics et je me contenterai donc de vous donner mon point de vue pour ce qui concerne l'aspect musical).

    Ca part un peu dans tous les sens, sans véritable ligne directrice. Du folk aux accents celtiques rustaud de "Easy money" à la ballade "This depression" (le "Streets of Philadelphia" de l'album)  en passant par le très consensuel "Land of Hope and dreams", le Boss est en roue libre on dirait .On s'ennuie pas mal et aucun morceau ne vient nous tirer de cette torpeur qui nous envahit (jai même eu du mal à aller au bout à vrai dire).

    Et puis, il y a cette batterie hyper plombante, ce marteau-piqueur d'une lourdeur extrême (Max Weinberg cogne plus sourd que Matt Sorum des Guns ' N Roses)

    Aussi lourd que l'objet qu'il symbolise, ce Wrecking Ball ne convaint absolument pas.

    Je passe sous silence le featuring de l'ex guitariste de RATM Tom Morello (il avait joué "The Ghost of Tom Joad" sur un de ses albums) venu ajouter ses lignes metailisantes dans ce mélange (de fol et de rock celtique) déjà indigeste. Berk.

    A vrai dire, la colère est-elle bonne conseillère ?

    Le Boss est-il toujours le Boss ? La question à mon avis mérite d'être posée.

    Ce disque pourrait bien être celui du début de la fin pour celui qu'on surnomme le Boss.

    On est en 2012. Obama est au pouvoir. On est loin l'ère du reaganisme triomphant lorsque le discours contestataire de ce chanteur venu des bas-fonds du New Jersey tenait lieu de haut-parleur à tous les sans grades que la politique uiltra libérale des USA llaissait sur le bas-côté de la route.

    Désormais multi-millionnaire, le Boss devrait peut être laisser la place à un registre intimiste (à la Neil Young) plutôt que de continuer à brandir le poing comme un ado qu'il n'est à l'évidence plus

     A moins que l'heure de la retraite n'est défintivement sonnée.

    J'ai assez d'admiration pour Bruce Springsteen pour pouvoir légitimement crier ma déception lorsque celui-ci ne répond pas à mes attentes.

    En espérant que cette boule de pacotille aux accents irlandais n'ait pas détruit mon amour l'oeuvre du bonhomme.

    Un album de has been.

     

     

     

     

     


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