• Gros plan : BEACH HOUSE

                         Gros plan : BEACH HOUSE      

     

     

    En Septembre dernier, le groupe américain publiait son cinquième album intitulé « Depression Cherry ».

    Un disque avec lequel le duo de Baltimore, emmené par la chanteuse Victoria Legrand surfait à nouveau sur la vague dream pop de son succès avec les albums «Teen dream » et surtout « Bloom ».

    Ce Depression Cherry est certes agréable, parfois lumineux et majestueux même, mais il comporte à mon sens également de nombreux temps morts durant desquels l’auditeur peut ressentir ce qui ressemble à de l’ennui.

    Si « Levitation » est une remarquable entrée en matière (le groupe excellant désormais dans cet exercice) et « Sparks » un single évident, la suite pêche par une fâcheuse tendance à la répetition qui empêche cette galette d’être le bijou que de nombreux médias spécialisés ont décrit.

    Passé le magnifique « Space Song », le groupe semble avoir quasiment tout dit, le propos dream pop s’épuisant de lui-même et devenant lassant à la longue.

    La faute peut être à une mélancolie un peu trop caractérisée ou à un spleen musical cultivé à l’extrême, ce Depression Cherry devient au fil des écoutes un poil lourd et déprimant.

     

    Quelques semaines plus tard, le groupe faisait paraître un nouvel album enregistré au même moment que DC intitulé Thank Your Lucky Star.

    Un opus comme une suite ou un complément à DC. Comme si le groupe n'avait pas tout dit avec l'opus précédent.

    « Majorette » qui ouvre le disque est du Beach House pur jus. Arpèges cristallins de guitare, voix éthérée et batterie minimaliste, la formule est désormais bien rodée.

    Même punition avec « She’s So lovely », petit bijou de dream pop minimaliste qui accroche les étoiles (si l’on ferme les yeux en l’écoutant). Un must.

    « All Your Yeahs » relèverait presque de l’ensorcellement tant ce titre est de la magie pure. Un travail d’orfèvre

    « One Thing » et son riff entêtant noisy est encore là aussi du très bon BH.  

    Toujours davantage de guitares réverbées et d’échos sur « The Traveller », superbe titre d’une infinie tristesse.

    Si votre corps (ou votre coeur) ne vous a pas (momentanément) abandonné, vous ne pourrez pas ne pas prendre votre pied à l’écoute des six minutes de « Elegy To The Void » somptueuse ballade jouée au clavier. Un sommet de mélancolie.

    « Rough Song » porte bien mal son titre tant ce morceau est d’une douceur incomparable.

    « Somewhere Tonight » clôt superbement ce nouveau bijou de BH

    Si Depression Cherry se distinguait par son aspect parfois (par trop) éthéré, le groupe revient avec TYLS à un son davantage brut.

    Pas de révolution ici mais une sensible évolution musicale et sonore.

     

    Moins de nappes de clavier, davantage de crevasses et de dissonances, avec ce disque-surprise Beach House revenait au son de ses débuts, celui des premiers albums (jusqu’à Teen Dream).

    Avec ce dyptique composé de deux albums publiés à quelques semaines d’intervalle, Beach House entrait dans le cercle très fermé des formations qui comptent et durent, celles dépositaires d’un style et d’une identité musicale forte (Rien ne ressemble plus à BH qu’un autre morceau de BH).

    Parti de rien, portant des valeurs en vogue (le retour à un minimalisme et à une certaine humilité), le duo composé de Victorial Legrand et d’Alex Scally est aujourd’hui un des groupes indie incontournables

    Belle et longue vie à eux. 

     

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