• FLEET FOXES : Retour au premier plan

                           Le retour de FLEET FOXES  

     

     

    Printemps 2008, un quintet américain sorti de nulle part (Seattle)déboule sur la scène indé internationale avec un premier Ep intitulé » Sun Giant.

    Cinq titres d’un folk porté par des chœurs et des harmonies à se faire pâmer Jason Lyttle (Grandaddy) et Thom Yorke. Une bouffée de fraicheur et un vent de changement.

    Un Ep qui annonçait le plat de résistance sous la forme d’un premier album paru en juin de la même année. Un disque imposant, magistral, de ceux qu’on dit grand voir classique instantané.

    11 titres pour s'imposer comme la nouvelle sensation indie.

    Un opus que l’on doit essentiellement au génie de son chanteur Sam Pecknold. Un type incroyable, sorte de barde des années 2000, capable d’écrire des chansons qui tutoient les maitres Cat Stevens et autres Neil Young.

    Trois ans plus tard, les renards flottants seront de retour avec Helplessness Blues, brillante suite à leur premier effort encensé (à juste titre) par la presse musicale.

    Six ans se sont donc écoulés entre la sortie de ce second volet et le petit dernier publié il y a quelques semaines et qui répond au titre de Crack-Up.

    Six années durant lesquelles la bande à Sam Pecknold a beaucoup tourné, écumé les festivals au point d’en éreinter son batteur Josh Tillman parti en 2011 afin de se lancer dans un nouveau projet en solitaire.

    Alors qu’en est-il de cette nouvelle livraison de ces barbus célestes?

    Après une courte introduction, Crack-Up démarre sur les chapeaux de roue avec « I am all that i Need » (je vous fais grâce du titre entier) excellente mise en bouche agissant comme la mise en route d’une caravane folk partie pour une longue cavalcade. Tout y est. Voix et arrangements ciselés, chœurs pastoraux et refrains célestes. Du FF en somme.

    « Cassius » ne modifie pas cette donne et cet air de déjà-vu, à cela près que le groupe a ajouté de nouveaux instruments (violons, hautbois) qui conférent à son folk baroque une touche de musique de chambre appréciable.

    Le soin particulier apporté aux textures et aux arrangements sera la marque de fabrique de ce disque.

    « -Naiads, Cassadies » enfonce le clou de ces atmosphères délicates avec un titre aux accents du Floyd de la belle époque.

    « Kept Woman » ballade jouée au piano est d’une sobriété et d’une perfection mélodique exemplaires. Titre de l’année ? Peut être.

    Sur « Third of May », le défaut d’inspiration se fait quelque peu sentir, les américains ayant tendance à reproduire les recettes de leurs albums précédents. Un poil long (plus de huit minutes) voir indigeste.

    « If you need to, Keep time on Me “ est un de ces petits bijoux dont Pecknold a le secret. Un titre court contrastant avec la longue loghorée précédente. Pas un tube non mais un titre évident.   

    L’ennui semble poindre sur « Mearcstapa » qui ne décolle jamais malgré une construction audacieuse.

    « »On another Ocean » redresse immédiatement la barre avec une composition étonnante qui lorgne du coté d’Arcade Fire et de ses constructions en tiroirs. Brillant

    « Fools’Errand »  un des premiers titres dévoilés  est du FF sans surprise sur lequel Pecknold s’en donne à cœur-joie. Peut mieux faire.

    Sur « I should see Memphis »  Pecknold renoue avec sa fibre inspiratrice et délivre un des plus beaux titres de cet opus. 

    L’album s’achève avec le titre éponyme, morceau imparable de plus de six minutes.

    En optant pour la continuité, Fleet Foxes signe avec cet opus un très beau retour.

    En ayant conservé son ADN et ce qui fait sa spécificité, ce Crack-up s’inscrit dans la droite lignée des deux opus précédents de Fleet Foxes.

    Au tour d'Arcade Fire et de The National de faire mieux.

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :