• Eloge de BRUCE SPRINGSTEEN

    Y'a des noms comme ça, Springsteen, REM, Radiohead, PJ Harvey... qui forcent le respect et mobilisent immédiatement l'attention.

    Dans ma discothèque, le Boss occupe une place à part, à vrai dire, presque tout en haut.

    Non pas que j'en sois totalement baba (quoique) mais cet immense bonhomme a de quoi susciter l'admiration de n'importe quel amateur de musique sincère.

    Oui, j'aime Bruce Springsteen, qui est un de mes héros.

    Fan de la première heure non (je n'étais encore qu'un bambin lorsque le jeune homme d'Asbury park fit ses premiers pas discographiques) mais depuis mon adolescence et la découverte de ce qui sera à jamais un tube : Born in the USA.

    Une chanson (qui deviendra un hymne) mais aussi un album, éponyme, symbole de ces années quatre-vingt et du libéralisme reaganien triomphant.

    Ils n'étaient pas nombreux ceux qui, en 1984, en plein age d'or du libéralisme, véhiculaient un message contestataire, apportant sans doute un peu de baume au coeur de tous les laissés pour compte de cette Amérique sans pitié.

    C'est entendu, le natif du New-Jersey a toujours pris fait et cause pour les petites gens, ceux qui se lèvent tôt pour aller bosser, qui en reviennent fatigués, qui ont peu l'occasion de  se divertir et qui sont aussi les premiers dans la charrettes quand les grands trust décident de licencier au moindre coup de moins de froid de Wall Street.

    Vint ensuite la découverte du phénomène Springsteen sur scène.

    1998, ce fut le choc lors d'un passage à l'Hippodrome de Vincennes en compagnie du fameux E Street Band pour la tournée Tunnel of Love suivie quelques semaines après, d'un second concert à bercy, en compagnie de Sting, Youssou 'n Dour, Peter Gabriel et quelques autre bonnes âmes pour un concert de soutien à Amnesty International.

    Je me souviens très bien du set du Boss, mettant le feu à Bercy le temps d'un concert de plus d'une heure trente (les autres n'avaient joué qu'une heure), se terminant par un "Twist and shout" incroyable d'énergie et d'allégresse. Inoubliable.

    La parution peu de temps après en 1992 (le même jour) de deux albums (Human touch et Lucky Town)  quelque peu consensuels sonnèrent cette fois le glas du Springsteen flamboyant que j'avais découvert en 1984 avec Born in the USA.

    A l'image de sa vie sentimentale (qui battait alors sérieusement de l'aile), le Boss manquait à l'évidence d'inspiration,

    Mais il y a chez cet homme une force et une passion telles que ça ne pouvait continuer longtemps sur cette voie.

    Dès l'année suivante, le bonhomme redressa la barre, se fendant d'une chanson splendide, le poignant "Streets of Philadelphia" chanson phare de la BO du film du même nom.

    Dès lors, la carrière (d'une longévité exceptionnelle) de cet artiste hors du commun repris de plus belle et les prix/récompenses s'accumulèrent.

    J'ai lu sur la Toile qu'il était question d'un nouvel album du Boss (en solo) cet automne.

    The Big Man parti il y'a quelques mois pour un voyage au pays des grands hommes (dont on ne revient jamais), je me réjouis d'un retour dand les bacs de celui qui est à mes yeux, le plus grand de ces quarante dernières années et qui a sans doute en stock de quoi encore embellir mes nuits et mes jours.

    Vive le Boss.

     

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :