• DIONYSOS plays Bird'n Roll

     

     

     

    MBPR appartient à une génération qui a vu le rock hexagonal prendre progressivement son envol et atteindre peu à peu la maturité avec des formations telles que Téléphone, Taxi Girl, Mano Negra et évidemment.. Noir Désir.  Ces derniers ont marqué les esprits avec leur rock intransigeant et leurs textes engagés ou/et poétiques.

    Mais avant la chute de ND, un autre combo d'envergure avait déjà émergé, portant avec lui tout un univers, une autre philosophie, des influences et un son différent. Je veux parler de Dionysos, le groupe du bondissant Mathias Malzieu.

    Quinze ans de carrière déjà et cinq albums studio au compteur mais un groupe qui ne s'est jamais écarté de sa ligne de conduite de départ : faire du rock qui s'adresse aux sens davantage qu'à la tête.

    Fini le rock donneur de leçons. Avec les premiers pas de la bande à Malzieu, on découvrait le rock à la cool, celui qu'on écoute en skate ou en long board et qui n'a pas pour butd'influencer la façon de penser de ses auditeurs.

    Ce nouvel album ne change pas la donne.

    Au contraire, les valencians y renouent avec la veine catchy de leurs débuts.

    Tout commence par "Bird'n roll", un vieux rock endiablé évoquant une danse qui, selon son créateur, aurait le pouvoir magique de guérir de tous les maux (et notamment de la morosité). Waouh ! ça décoiffe.

    S'ensuit ensuite "Cloudman", un titre évoquant la vie de Tom "hématômes" Cloudman, le plus "mauvais cascadeur du monde". On sait Mathias romancier à ses heures et déjà auteur de trois livres (dont "La mécanique du coeur" qui a été adapté sur l'avant dernier album du groupe).

    Rien de surprenant (bien qu'il s'en défende) donc à retrouver ici des thèmes tirés de son dernier ouvrage en date "Métamorphose en bord de ciel".

    Parenthèse littéraire refermée, nous revoilà à nouveau plongés dans l'imaginaire poétique gentiment barré de Malzieu avec "la sirène et le pygmalion" (qui nous conte une histoire d'amour qui finit mal) et "June carter.. en slim". C'est bon enfant (et sans prétention) mais ça fonctionne.

    Les partenaires de Malzieu s'amusent sur ce disque et ça s'entend. Le groupe, toujours aussi inventif et ludique, mélange tous les styles et multiplie les collages : rockab', grunge en passant par les musiques de films et les ambiances western, les valencians démontrent ici toute leur science des arrangements.

    Mais c'est sans doute dans sa dimension de conte musical (pour petits et grands) que cet opus s'apprécie le plus.

    "Le Roi en pyjama", "Dreamoscope", "Le grand cheval aux yeux gris", le groupe de Malzieu a l'art de faire du rock avec des lyrics qu'on croirait tirées d'un conte pour enfant

    Avec eux on a toujours l'impression d'avoir douze (ou huit) ans et c'est ça qui est bon.  

    Avec ce Bird'n roll, nous voilà donc immergés dans un monde mi-féérique mi-poétique qui agit comme un véritable bain de Jouvence, rafraichissant et revigorant.

    Excellent (et à voir sur scène comme d'hab').

     


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