• 30 ans de Victoires de la Musique - le compte-rendu

     

    «Trente ans, c’est peut être le moment de s'enfuir ».. chante Miossec sur L’Etreinte un de ses albums les plus marquants.
    Ficherle camp, cette édition 2015 des victoires n’en avait manifestement encore pas l’intention cette année.
    Tout au contraire, à l’occasion de ce "glorieux" anniversaire, la cérémonie avait vu les choses en grand et décidé pour l’occasion, d’investir la grande salle du Zénith de Paris.
    30 ans et l’heure du bilan donc pour cette vénérable (ou pas) institution.

    Entre nostalgie et découvertes, récompense des meilleurs talents du moment et hommage à des pointures, des caciques de notre belle France, cette édition revêtait une saveur particulière.

    Passons sur les absents (Fauve en tête) qui, comme tout le monde sait ont toujours tort, pour se concentrer sur les présents ou cités au cours de cette soirée.
    Plusieurs catégories et pedigrees sont représentés ce soir-là : 
    Il y a les habitués : les Calogéro, Souchon et Voulzy (nos Simon and Garfunkel à nous), Aubert.

    Ceux dont le public des Victoires commence à  être familier  comme le duo féminin Brigitte, Julien Doré ou les groupe Skip the Use et ShakaPonk.
    Ceux que le grand public a découvert et consacré l’année passée et qui font office de favoris pour cette nouvelle édition (Christine and The Queens en premier lieu).
    Et puis il y a l'ultime catégorie, celle des nouveaux venus, des révélations, une catégorie qui donne tout son sens à cette soirée.

    Les invités (et le cadre) présentés, ne manquait plus à l’appel que la maitresse (pour un soir) des lieux.

    C’est à la sémillante Virginie Guilhaume que reviendra la (lourde) charge de mener à bien cette soirée... ce qui sera fait, au pas de charge et sans temps-mort (tendance réclamée par les diffuseurs).

    Alors, que retenir de ces presque quatres heures de cérémonie ?
    Des consécrations attendues comme celle de la révélation Christine and the Queens ou de The Do.
    Des surprise comme celle de Julien Doré (artiste masculin de l’année) ou la jeune Indila (album Révélation).
    mais surtout des découvertes et non des moindres : le charismatique Benjamin Clementine, Rivière Noire, l'excellent François And the Atlas Mountain ou encore le projet Cascadeur.

    Tous ces artistes peu ou pas connus du grand public auront eu ce soir la possibilité de se produire sur une grande scène et de présenter leur travail devant une salle remplie et une audience triée sur le volet.

    Au final, on repart de cette soirée un peu avec le sentiment diffus que le patrimoine musical français se repose encore et toujours sur ses vieilles gloires: les Bashung, Souchon, Aubert n’ont visiblement pas encore trouvé leurs successeurs et la relève se fait quelque peu attendre (les Raphaël, Doré, Cali et autres Benabar n’ayant manifestement pas les épaules).

    Pour le reste, les Victoires de la Musique sont un coup de projecteur donné (bien utile en ces temps de crise) à une scène underground dont la France peut se targuer de la richesse et de la vitalité.

     

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :